Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) exprime son horreur face à l'explosion de la violence au Soudan du Sud. Lors d'un point de presse ce mardi 10 mars 2026 à Genève, Seif Magango a dressé un bilan sanglant des dix-sept derniers jours. L'organisation internationale alerte sur des exécutions de civils qui …
Soudan du Sud : L’ONU réclame justice après des massacres de civils

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) exprime son horreur face à l’explosion de la violence au Soudan du Sud. Lors d’un point de presse ce mardi 10 mars 2026 à Genève, Seif Magango a dressé un bilan sanglant des dix-sept derniers jours. L’organisation internationale alerte sur des exécutions de civils qui pourraient constituer des crimes de guerre selon le droit international.
Une série de massacres coordonnés
Le bilan humain est lourd avec plus de 160 civils tués en un peu plus de deux semaines. Le 1er mars dernier, des combattants de l’ethnie Bul Nuer ont abattu 139 personnes dans la localité d’Abiemnom. La violence touche également l’État de Jonglei où une tragédie a frappé le village de Panko le 21 février. Des forces gouvernementales auraient attiré 21 civils avec des promesses d’aide alimentaire avant d’ouvrir le feu sur eux. Parmi ces victimes figuraient quinze femmes et trois fillettes.
L’horreur a atteint un sommet dans l’État de Bahr al Ghazal occidental. Des soldats sont accusés d’avoir ligoté puis décapité quatre civils dans le village de Thiam. Les victimes incluent un homme âgé, une femme et deux enfants. Ces actes de cruauté ciblés contre la population civile provoquent une vive indignation au sein de la communauté internationale.
Un appel urgent au cessez-le-feu
Face à cette escalade, l’ONU réclame une désescalade immédiate et la conclusion d’un armistice. Les parties au conflit doivent cesser les attaques contre les biens civils et les populations vulnérables. Seif Magango insiste sur l’obligation de garantir un accès sûr et durable à l’aide humanitaire. Des milliers de personnes dépendent actuellement de ces corridors pour leur survie.
Le Haut-Commissariat exige également des enquêtes rapides, impartiales et approfondies sur ces violations du droit de la guerre. L’objectif est d’identifier les responsables et de mettre fin à l’impunité qui règne dans la région. Pour les Nations Unies, seule une solution négociée pourra durablement sauver des vies et stabiliser le pays.
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