G7 : Paris nie toute pression sur l’Afrique du Sud

La France dément fermement ce jeudi 26 mars 2026 avoir cédé aux exigences américaines. Paris rejette les accusations de Pretoria concernant le prochain sommet du G7 à Évian. Selon les autorités sud-africaines, Washington a forcé le retrait de l'invitation du président Cyril Ramaphosa. Le Quai d'Orsay justifie pourtant son choix en privilégiant le Kenya pour …

La France dément fermement ce jeudi 26 mars 2026 avoir cédé aux exigences américaines. Paris rejette les accusations de Pretoria concernant le prochain sommet du G7 à Évian. Selon les autorités sud-africaines, Washington a forcé le retrait de l’invitation du président Cyril Ramaphosa. Le Quai d’Orsay justifie pourtant son choix en privilégiant le Kenya pour cette édition restreinte.

Un choix diplomatique tourné vers le Kenya

Le ministre Jean-Noël Barrot explique d’abord que l’invitation du Kenya suit une logique régionale claire. La France et le Kenya préparent ensemble le sommet « Africa Forward » à Nairobi. Paris insiste sur le format réduit de ce G7. Cette rencontre se concentre désormais sur des questions géoéconomiques très spécifiques.

Par ailleurs, la France réaffirme l’importance de son partenariat avec l’Afrique du Sud. Jean-Noël Barrot présente Pretoria comme un interlocuteur clé sur les dossiers mondiaux. Cette explication officielle peine toutefois à convaincre les autorités sud-africaines. Ces dernières voient dans ce revirement la main invisible de la Maison Blanche.

Trump et Pretoria : une relation électrique

En outre, le climat entre Donald Trump et l’Afrique du Sud reste glacial depuis plusieurs mois. Le président américain avait déjà boycotté le sommet du G20 à Johannesburg en novembre dernier. Washington reproche régulièrement à Pretoria ses positions internationales. La situation des populations Afrikaners constitue également un point de discorde majeur.

En conséquence, Pretoria soupçonne Donald Trump d’avoir influencé l’exclusion de Cyril Ramaphosa. Cet incident diplomatique renforce la méfiance de l’Afrique du Sud envers le bloc occidental. Si Paris plaide la cohérence technique, le malaise persiste entre les puissances du G7 et les leaders du Sud global. L’absence de l’Afrique du Sud à Évian marque un tournant symbolique fort.

K. V

K. V

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