La voix qui traverse les frontières Imaginez une femme née dans un petit village côtier du Bénin, près de Cotonou, qui devient aujourd'hui la voix internationale la plus respectée d'Afrique. Une artiste qui a ramassé cinq Grammy Awards, décroché le Polar Music Prize 2023, et que le New York Times qualifie de « probablement la …
ANGÉLIQUE KIDJO : LA LÉGENDE BÉNINOISE QUI A CONQUIS LE MONDE

La voix qui traverse les frontières
Imaginez une femme née dans un petit village côtier du Bénin, près de Cotonou, qui devient aujourd’hui la voix internationale la plus respectée d’Afrique. Une artiste qui a ramassé cinq Grammy Awards, décroché le Polar Music Prize 2023, et que le New York Times qualifie de « probablement la vocaliste internationale la plus respectée d’Afrique ». Cette femme, c’est Angélique Kidjo, et son histoire est celle d’une résilience absolue, d’un talent transcendantal et d’un engagement humanitaire qui fait honneur à toute l’Afrique.
Le magazine Time l’a qualifiée de « première diva d’Afrique ». La BBC l’a incluse dans sa liste des 50 personnalités les plus emblématiques du continent, et en 2011, le Guardian l’a classée parmi les 100 femmes les plus inspirantes au monde. Le magazine Forbes l’a placée en tête de sa liste des célébrités les plus influentes d’Afrique. Aujourd’hui, alors que vous êtes assis dans votre salon à Cotonou, prenez le temps de découvrir l’histoire de cette légende vivante qui a fait du Bénin un point lumineux sur la carte mondiale de la musique.
Ses racines yoruba-fon : un héritage artistique
Naissance dans un foyer artistique
Angélique Kpasseloko Hinto Hounsinou Kandjo Manta Zogbin Kidjo — son nom complet, une véritable symphonie de syllabes — est née le 14 juillet 1960 à Ouidah, une petite ville du sud-ouest du Dahomey (l’actuel Bénin). Son père, Franck Kidjo, est un Fon de Ouidah, receveur des Postes et amateur de banjo à ses heures perdues. Sa mère, Yvonne Djiko Kidjo, est Yoruba, directrice d’une troupe de théâtre et femme d’affaires.
Septième d’une fratrie de dix enfants, Angélique grandit dans un environnement où la musique et la danse sont présentes dès le premier matin. Dès l’âge de six ans, elle intègre la troupe de théâtre de sa mère, ce qui fait naître en elle le goût pour les musiques et les danses traditionnelles yoruba.
Les premières influences musicales
Son enfance est bercée par les chansons de Bella Bellow (chanteuse togolaise), James Brown, Aretha Franklin, Jimi Hendrix, Miriam Makeba et Carlos Santana. Ces artistes vont devenir ses icônes et inspireront toute sa carrière. À 11 ans, elle intègre le groupe Les Sphinx et commence à chanter devant un public.
Son adaptation de la chanson de Miriam Makeba « Les Trois Z » pour la radio nationale béninoise lui permet de rapidement rencontrer le succès en Afrique de l’Ouest.
Pretty : le premier album qui lance une carrière
L’hommage à Bella Bellow

Avec l’aide de son frère et du producteur camerounais Ekambi Brillant, Angélique Kidjo enregistre en 1980 son premier album « Pretty », un hommage à la chanteuse togolaise Bella Bellow. Cet album contient les chansons « Ninive », « Gbe Agossi » et d’autres titres qui deviendront rapidement populaires en Afrique de l’Ouest.
Pretty lui donne l’occasion d’entamer sa première tournée en Afrique de l’Ouest, mais les troubles politiques continuels au Bénin l’empêchent de poursuivre sa carrière de façon indépendante dans son propre pays.
Le déménagement vers Paris en 1983
En 1983, à 23 ans, Angélique Kidjo déménage à Paris, en France, où naîtront de grands espoirs. Tout en travaillant pour payer ses frais de scolarité, elle suit des cours de chant au Centre d’informations musicales (CIM), une école de jazz parisienne.
C’est à Paris qu’elle rencontre le musicien et compositeur Jean Hébrail, qui écrira avec elle la majeure partie de sa musique future et deviendra son conjoint. Elle est initiée à un nouveau rapport avec le français par l’écoute de Jacques Higelin, Serge Gainsbourg et Claude Nougaro.
Pili Pili et la découverte par Chris Blackwell
Chanteuse du groupe Pili Pili

De choriste dans des groupes parisiens africains, Angélique Kidjo passe à chanteuse principale dans le groupe de jazz Pili Pili, formé par le pianiste néerlandais Jasper van ‘t Hof en 1985. Elle collabore à trois albums de Pili Pili : « Jakko » (1987), « Be In Two Minds » (1988) produit par Marlon Klein et « Hôtel Babo » (1990).
Elle enregistre également un album solo, « Parakou », pour le label Jazz Open en 1989.
La rencontre avec Chris Blackwell, fondateur d’Island Records
Angélique Kidjo est découverte à Paris par Chris Blackwell, le fondateur jamaïcain d’Island Records, la maison de disques de Bob Marley et U2. Blackwell la signe en 1991 sur son label Mango, et c’est le début d’une notoriété internationale.
Logozo : l’album qui fait trembler le Billboard
Le premier album pour Island Records

« Logozo », enregistré entre Miami et Paris, est le premier album d’Angélique Kidjo pour Island Records. Produite par le batteur Joe Galdo avec Branford Marsalis et Manu Dibango aux saxophones, l’album sort dans le monde entier en mars 1991.
Logozo devient numéro un sur le classement des meilleures ventes World Music du Billboard. Des vidéos sortent pour les singles « We We » et « Batonga », et Angélique Kidjo commence sa première tournée mondiale, jouant dans un grand nombre de festivals internationaux.
Le concert à l’Olympia de Paris
Elle finit sa tournée par un concert à l’Olympia, à Paris, le 18 décembre 1991. C’est le moment où sa carrière internationale s’officialise.
Ayé et la trilogie des racines africaines
Ayé (1994) : produit dans le studio de Prince
Sorti en 1994, l’album « Ayé » est produit par David Z à Paisley Park, le studio de Prince à Minneapolis, et par Will Mowat au studio Soul To Soul de Londres. On y trouve le single « Agolo », dont la vidéo réalisée par Michel Meyer est nommée aux Grammy Awards en 1995.
La trilogie : Oremi, Black Ivory Soul, Oyaya
En 1998, Angélique Kidjo commence une trilogie d’albums qui revisite les racines africaines de la musique américaine et les routes de l’esclavage.
Oremi (1998) : Produit par Peter Mokran, enregistré à New York, mélange les influences africaines et noire-américaines. La première chanson est une reprise de « Voodoo Child » de Jimi Hendrix.
Black Ivory Soul (2002) : Enregistré à Salvador de Bahia, Brésil, inspiré par la culture afro-brésilienne. Travaille avec Carlinhos Brown, Vinicius Cantuaria, Gilberto Gil et Daniela Mercury.
Oyaya! (2004) : Doit beaucoup aux musiques d’Amérique latine et des Caraïbes. Le chanteur Henri Salvador, qui avait 86 ans à l’époque, se joint à Angélique Kidjo sur « Le Monde comme un bébé ».
Djin Djin et le premier Grammy Award (2007)
Le retour aux sources béninoises
Avec l’album « Djin Djin » sorti le 30 avril 2007, Angélique Kidjo effectue un retour aux sources de ses racines béninoises. Un grand nombre d’artistes internationaux collabore à ce projet : Josh Groban, Carlos Santana, Alicia Keys, Joss Stone, Peter Gabriel, Amadou & Mariam, Ziggy Marley, Branford Marsalis, Gilberto Gil, Dave Matthews et Philip Glass.
Le titre « Djin Djin » évoque un son de cloche qui célèbre l’arrivée d’un nouveau jour pour le continent africain.
Le premier Grammy Award

Djin Djin gagne le Grammy Award pour « Best Contemporary World Music Album » (meilleur album de musique du monde contemporain) en 2008. C’est son premier Grammy, et sa carrière est couronnée par cette prestigieuse récompense.
L’album reçoit également un NAACP Image Award récompensant les œuvres des Noirs américains.
OYO et EVE
Õÿö (2010) : hommage à l’enfance béninoise
Õÿö sort en Europe le 6 avril 2010. L’album rend hommage à la musique qui a bercé l’enfance d’Angélique Kidjo au Bénin. C’est un mélange de musique traditionnelle, de reprises de Miriam Makeba, de chansons soul des années 1960-70 et d’une chanson de Bollywood.
Dianne Reeves chante sur le titre d’Aretha Franklin « Baby I Love You », Bono (U2) et John Legend sur la reprise de Curtis Mayfield « Move On Up ».
OYO nominé pour un Grammy (2010)
L’album OYO a été nominé pour le Grammy du meilleur album de musique du monde en 2011, confirmant son statut international.
EVE (2014) : dédié aux femmes d’Afrique
Au début de l’année 2014, l’album « EVE » sort sur le label Savoy. C’est un album dédié aux femmes d’Afrique, à leur beauté et leur résilience.
L’album EVE reçoit le Grammy du Meilleur Album de World Music en 2015.
SINGS (2015) : troisième Grammy
En mars 2015, l’album « SINGS » (avec l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg) sort. C’est un album symphonique qui reprend les grands succès d’Angélique Kidjo avec de nouveaux arrangements pour orchestre classique.
La compositrice et chanteuse visionnaire s’est associée au chef d’orchestre et compositeur renommé de l’ensemble, Gast Waltzing, pour créer une œuvre historique qui fusionne avec brio les traditions musicales classiques européennes et l’énergie rythmique puissante des sonorités de son pays natal. SINGS a valu à Angélique son troisième Grammy Award (dans la catégorie Meilleur album de musique du monde).
Depuis, elle a interprété cette œuvre novatrice avec de nombreux orchestres et formations symphoniques internationales, dont le Bruckner Orchestra, le Royal Scottish National Orchestra et la Philharmonie de Paris.
Collaborations avec Philip Glass et IFÉ
IFÉ : Three Yorùbá Songs avec Philip Glass
Sa collaboration avec Philip Glass, intitulée « IFÉ : Three Yorùbá Songs », a été présentée pour la première fois aux États-Unis lors d’un concert à guichets fermés avec le San Francisco Symphony en juin 2015. Cette œuvre fusionne les traditions yorùbá avec la musique contemporaine classique.
Remain In Light : Talking Heads au Carnegie Hall
L’interprétation intégrale des Talking Heads
Le 5 mai 2017, Kidjo a offert une interprétation intégrale de l’album phare des Talking Heads, Remain In Light, au Carnegie Hall de New York. Cette performance, donnée par Kidjo et son groupe, enrichie de nouveaux arrangements percutants, lui a valu les éloges de la critique, notamment du New York Times et du New Yorker.
La réinterprétation complète de Remain In Light, produite par Jeff Bhasker, lauréat d’un Grammy Award (Jay-Z, Kanye West, Marc Ronson, Fun), paraîtra ultérieurement.
Celia, Mother Nature et les Grammys 4 et 5
Celia (2019) : quatrième Grammy
Au printemps 2019, Angélique Kidjo sort « Celia », un hommage à la chanteuse cubaine Celia Cruz, produit par David Donatien avec Tony Allen et le Gangbé Brass Band.
Cet album lui vaut son quatrième Grammy Award en 2020. Le remix de la chanson « La vida es un carnaval » figure dans la liste des chansons préférées de Barack Obama pour l’année 2019.
Mother Nature (2021) : cinquième Grammy
Le 18 juin 2021 sort chez Decca l’album « Mother Nature », écrit en collaboration avec les jeunes artistes de l’afrobeat Yemi Alade, Mr Eazi, Burna Boy, Sampa the Great, Zeynab.
L’album est récompensé par un Grammy Award le 3 avril 2022. Angélique Kidjo est l’artiste africaine (béninoise) la plus titrée aux Grammy Awards avec 5 récompenses (2008, 2015, 2016, 2020, 2022).
Dans son discours de remerciement, elle conclut : « Nous sommes tous des Africains ».
Queen of Sheba et HOPE!!
Queen of Sheba (2022)

L’album « Queen of Sheba », en collaboration avec le trompettiste Ibrahim Maalouf, sort en juin 2022.
HOPE!! (2026) : l’album de l’espérance
L’album « HOPE!! » sort le 24 avril 2026, en collaboration avec de nombreux artistes : Florent Pagny, Charlie Wilson, Pharrell Williams, Iza, Ayra Starr, Nile Rodgers, Dadju, Diane Warren.
Spirit Rising : son premier livre autobiographique
Le récit de sa vie

En janvier 2014, le premier livre d’Angélique, un récit autobiographique intitulé Spirit Rising: My Life, My Music publié chez Harper Collins, et son douzième album, EVE, ont été publiés et salués par la critique. Ce livre raconte son parcours extraordinaire depuis Ouidah jusqu’aux plus grandes scènes du monde.
L’engagement humanitaire : Ambassadrice UNICEF et OXFAM
Ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF et d’OXFAM depuis 2002
Au-delà de son succès musical, Angélique Kidjo s’engage pleinement dans des causes humanitaires. Elle est ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF et d’OXFAM depuis 2002.
Dans ce cadre, elle visite de nombreux pays en Afrique. Elle participe à des campagnes pour éliminer le tétanos, compose la chanson « You Can Count On Me » pour Pampers. Elle enregistre une vidéo sur sa chanson « Agolo » pour la campagne environnementale des Nations unies « Scellons l’Accord ! ».
La Fondation Batonga : éducation des jeunes filles

Kidjo a cofondé en 2006 à Washington (États-Unis) la Fondation Batonga, dédiée à l’éducation et à l’autonomisation des jeunes filles africaines. Cette fondation offre aux filles les plus vulnérables du Bénin les connaissances et les compétences nécessaires pour devenir des actrices du changement dans leurs communautés et dans leur propre vie.
L’origine du mot « Batonga »
Ayant grandi au Bénin, Angélique était l’une des rares filles à avoir accès à l’éducation. Elle a inventé le mot « Batonga » en réaction aux camarades et aux critiques qui lui disaient que les filles n’avaient pas leur place à l’école. Ce mot est devenu le symbole de sa lutte pour l’éducation des filles.
Approche moderne par données probantes
Aujourd’hui, la Fondation Batonga s’appuie sur des données probantes pour impulser le changement en créant un nouveau modèle où toutes les filles sont valorisées et où leur potentiel économique, social et civique est pleinement développé. Le secondaire, dit-elle, « permet une transformation totale des sociétés ».
Prix Ambassadeur de la conscience d’Amnesty International
Elle a reçu le prix Ambassadeur de la conscience d’Amnesty International en 2016 pour avoir milité « en faveur de la liberté d’expression et de l’éducation des jeunes filles africaines. Et lutté contre les mutilations génitales féminines ».
Elle a fait campagne au côté d’Oxfam lors de la conférence de l’OMC à Hong Kong en 2005 pour la promotion du commerce équitable. Elle a voyagé avec Oxfam au Nord du Kenya ainsi qu’aux frontières du Darfour et du Tchad.
Les collaborations internationales complètes
Les 30+ stars avec qui elle a travaillé
Angélique Kidjo a collaboré avec la quasi-totalité des grands artistes de son époque. Sa carte de collaboration est l’une des plus prestigieuses de la musique mondiale.
Les artistes incluent : Bono (U2), Peter Gabriel, Alicia Keys, John Legend, Carlos Santana, Josh Groban, Joss Stone, Branford Marsalis, Herbie Hancock, Sting, Kronos Quartet, Henri Salvador, Ziggy Marley, Amadou & Mariam, Gilberto Gil, Dave Matthews, Philip Glass, Rostam Batmanglij (Vampire Weekend), Orchestre symphonique de San Francisco, Roy Hargrove, Dr. John, Cassandra Wilson, Dave Matthews, Dr. John, et beaucoup d’autres.
Les concerts et tournées historiques
Prix Nobel de la Paix
En 1996, elle chante au Concert du Prix Nobel de la Paix, qui rend hommage à Carlos Filipe Ximenes Belo et José Ramos-Horta pour leur action au Timor oriental. En 2002, elle récidive et rend hommage au président américain Jimmy Carter.
Santana à Bercy
La même année (2002), elle assure la première partie de Santana à Bercy.
46664 pour Nelson Mandela
En 2004, Angélique Kidjo chante au Cap, en Afrique du Sud, avec Peter Gabriel et Youssou N’Dour au grand concert pour la fondation de Nelson Mandela, 46664.
Barack Obama Inaugural Ball
En janvier 2009, elle chante au African Diaspora Inaugural Ball, un des bals organisés à Washington pour l’investiture présidentielle de Barack Obama, dont elle a soutenu la candidature.
Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud
Elle prend part en 2010 au concert de lancement de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud aux côtés de Shakira, Alicia Keys, John Legend et Black Eyed Peas.
Carnegie Hall et Royal Albert Hall
Elle fait son premier concert au Carnegie Hall de New York et a joué au Royal Albert Hall de Londres pour la première fois aux côtés de Hugh Masekela.
Filmographie et cinéma
The CEO (2016)
En dehors de sa carrière musicale, Angélique Kidjo fait ses premiers pas dans le cinéma en 2016, en tenant le rôle principal dans le film nigérian « The CEO » (Le PDG) du réalisateur Kunle Afolayan. Elle incarne Madame Zimmermann, une dame de fer au caractère exceptionnel.
Le film a été projeté en France lors de la 4e édition du festival Nollywood Week Film dont elle est la marraine.
Christmas Flow (2021)
Elle apparaît également sur Netflix dans la série « Christmas Flow ».
The Woman King (2022)

En 2022, elle joue dans « The Woman King » de Gina Prince-Bythewoood.
Distinctions et récompenses
Les 5 Grammy Awards
| Année | Album | Catégorie |
| 2008 | Djin Djin | Best Contemporary World Music Album |
| 2015 | EVE | Best World Music Album |
| 2016 | SINGS | Best World Music Album |
| 2020 | Celia | Best World Music Album |
| 2022 | Mother Nature | Best Global Music Album |
Angélique Kidjo est l’artiste africaine la plus titrée aux Grammy Awards.
Autres distinctions majeures
Polar Music Prize 2023. Crystal Award 2015 du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Ambassador of Conscience Award 2016 d’Amnesty International. Danish Music Award remporté face à Maria Carey en 1995. Kora Awards Meilleure artiste féminine africaine 1997. MOBO Awards Best World Music Act 2002. Champions of the Earth Award des Nations unies 2011. Time 100 pour les 100 personnes les plus influentes au monde. Forbes première femme dans la liste des 40 célébrités les plus importantes d’Afrique. Walk of Fame Hollywood première chanteuse africaine à recevoir son étoile en 2026. BBC 50 personnalités les plus emblématiques du continent. Guardian 100 femmes les plus inspirantes au monde en 2011.
Décorations officielles
Officière de la Légion d’honneur 2020. Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres France 2019. Commandeur de l’ordre national du Bénin. Officière de l’ordre de Mérite du grand-duché de Luxembourg.
Titres honorifiques universitaires
Docteur honoris causa en Beaux-arts États-Unis 2023. Docteur honoris causa de l’université catholique de Louvain. Docteure honoris causa du Berklee College of Music.
Vie privée : Jean Hébrail et Naima

Côté vie privée, Angélique Kidjo est mariée à Jean Hébrail, le musicien et compositeur qu’elle a rencontré au CIM à Paris. Le couple donne naissance en 1993 à une petite fille nommée Naima.
Angélique Kidjo a dédié la chanson « Naïma » de l’album Fifa à sa fille. Carlos Santana joue sur cette chanson.
Elle vit entre New York (États-Unis) et Paris (France).
Le style musical : un mélange unique
Les langues et les genres
Angélique Kidjo chante dans plusieurs langues locales et étrangères : fon, mina, yoruba, français et anglais.
Sa voix saisissante, sa présence scénique et sa maîtrise de nombreuses cultures et langues lui ont valu le respect de ses pairs et ont étendu sa popularité au-delà des frontières nationales. Kidjo a puisé dans les traditions ouest-africaines de son enfance béninoise et les a enrichies de ses multiples influences musicales, allant du R&B au funk, en passant par le jazz, le gospel, la pop, la musique latine, le reggae et bien d’autres genres.
Les influences artistiques
Elle est inspirée par les artistes qui ont bercé son enfance : Bella Bellow, James Brown, Aretha Franklin, Jimi Hendrix, Miriam Makeba et Carlos Santana.
Les citations inspirantes d’Angélique Kidjo
Je travaille avec tous ceux qui pensent que la musique est l’arme de la paix.
Pour moi, la musique est avant tout la seule forme d’art qui lie tout le monde.
Sans la femme, il n’y a pas l’homme. Sans la femme, il n’y a pas l’humanité.
L’Afrique, ce n’est pas seulement les maladies.
Quand on grandit en Afrique, on apprend qu’aider son prochain n’est pas seulement un devoir, c’est une nécessité, et puis de toute façon, quand on fait de la musique, on est forcément la voix d’autres personnes qui ne peuvent pas raconter leurs histoires.
Nous sommes tous des Africains.
Conclusion : La légende vivante du Bénin
Angélique Kidjo, née à Ouidah, près de Cotonou, est aujourd’hui la fierté du Bénin et une icône mondiale. Avec plus de 40 ans à porter la musique africaine au sommet du monde, elle a cinq Grammy Awards, le Polar Music Prize, et des dizaines d’autres distinctions. Elle compte treize albums à son actif et a collaboré avec la quasi-totalité des grands artistes de son époque.
Selon le Daily Telegraph, lors des Jeux olympiques de Londres, elle est la reine incontestée de la musique africaine. Le Paris Match la place en tête de sa liste des dix femmes les plus influentes d’Afrique.
Mais au-delà de ses succès, Angélique Kidjo est une mère, une ambassadrice de l’UNICEF et d’OXFAM, une cofondatrice de la Batonga Foundation, une voix pour les femmes africaines, une défenseure de l’éducation des jeunes filles.
Comme elle dit : « La voix est le miroir de l’âme ». Et sa voix, c’est celle de toute l’Afrique.
Pour aller plus loin
Site officiel : www.kidjo.com
Fondation Batonga : www.batongafoundation.org
Livre autobiographique : Spirit Rising: My Life, My Music (Harper Collins, 2014)
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