La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé ce mercredi 22 juillet 2026 son intention de quitter ses fonctions. Cette décision intervient au lendemain du vote définitif d'une mesure controversée réautorisant certains pesticides, malgré ses vives protestations. Un désaccord profond sur les pesticides Le Parlement a validé le projet de loi d'urgence agricole. …
Politique : Monique Barbut tente de démissionner après l’adoption contestée de la loi d’urgence agricole

La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé ce mercredi 22 juillet 2026 son intention de quitter ses fonctions. Cette décision intervient au lendemain du vote définitif d’une mesure controversée réautorisant certains pesticides, malgré ses vives protestations.
Un désaccord profond sur les pesticides
Le Parlement a validé le projet de loi d’urgence agricole. Ce texte acte la réintroduction sous conditions de l’acétamipride et du flupyradifurone. Cette mesure concerne des filières en difficulté, comme celles des betteraves et des noisettes. Monique Barbut a vivement dénoncé ce choix. Elle a estimé dans un message publié sur LinkedIn qu’il s’agissait du recul environnemental de trop. L’ancienne présidente de WWF France a rappelé un fait important. Selon elle, le principe de précaution adopté en 2016 reste pleinement pertinent face aux incertitudes scientifiques persistantes concernant ces substances.
En dépit de suggestions formulées par des députés de la majorité, l’exécutif a fermement refusé de céder. Ces parlementaires voulaient retirer la disposition par amendement. Par conséquent, la ministre a voulu signifier son désaccord. Elle a donc proposé sa démission au chef de l’État.
Un maintien en poste à la demande d’Emmanuel Macron
Finalement, Emmanuel Macron a refusé cette démission, lui renouvelant son soutien. Son cabinet a indiqué à l’AFP qu’elle avait accepté de « poursuivre sa mission » face aux urgences climatiques et sanitaires, tout en réaffirmant son opposition irréductible au texte voté. Cette tension marque un nouvel épisode de friction pour Monique Barbut, qui avait déjà menacé de partir en janvier dernier lors d’arbitrages budgétaires et territoriaux.
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