L’Union africaine sonne l’alarme sur le financement de la santé

Réunis en sommet extraordinaire à Accra, au Ghana, les dirigeants africains ont lancé un appel en faveur d'un renforcement du financement des systèmes de santé. Face au recul de l'aide internationale et à l'insuffisance des ressources nationales, ils estiment que les progrès réalisés contre plusieurs maladies pourraient être compromis si de nouveaux mécanismes de financement …

L'Union africaine sonne l'alarme sur le financement de la santé

Réunis en sommet extraordinaire à Accra, au Ghana, les dirigeants africains ont lancé un appel en faveur d’un renforcement du financement des systèmes de santé. Face au recul de l’aide internationale et à l’insuffisance des ressources nationales, ils estiment que les progrès réalisés contre plusieurs maladies pourraient être compromis si de nouveaux mécanismes de financement ne sont pas rapidement mis en place.

Les dirigeants africains plaident pour une plus grande autonomie financière

Les participants au sommet ont souligné que la baisse des financements extérieurs menace les avancées enregistrées dans la lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a rappelé que les nouvelles infections au VIH avaient diminué de 40 % depuis 2010 sur le continent. Il a toutefois averti que ces résultats pourraient être remis en cause si les ressources consacrées à la santé continuaient de diminuer.

Le responsable de l’OMS a également insisté sur les besoins de financement liés à la santé maternelle, à la lutte contre les maladies tropicales négligées ainsi qu’aux autres priorités sanitaires. Selon lui, les États africains doivent accroître leurs investissements afin de réduire leur dépendance vis-à-vis des bailleurs internationaux.

L’épidémie d’Ebola renforce les inquiétudes

Les discussions ont également été marquées par la dégradation de la situation sanitaire en République démocratique du Congo, où l’épidémie d’Ebola-Bundibugyo continue de progresser.

Le directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya, a indiqué que le nombre de cas confirmés et de décès augmentait rapidement.

« La situation n’est pas bonne. Hier, on dénombrait 966 cas confirmés et décès. Aujourd’hui, nous en sommes à 1 031. Ces personnes meurent parce que nous n’avons ni vaccins, ni médicaments, ni financements », a-t-il déclaré.

Selon Jean Kaseya, cette flambée épidémique pourrait devenir l’une des plus graves enregistrées sur le continent si des ressources supplémentaires ne sont pas mobilisées rapidement.

La directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, a également alerté sur les conséquences du sous-financement des systèmes de santé, estimant que les inégalités d’accès aux soins favorisent la propagation des pandémies.

Les travaux du sommet d’Accra se poursuivent avec l’objectif d’identifier de nouveaux mécanismes de financement capables de renforcer la résilience des systèmes de santé africains face aux futures crises sanitaires.

La Rédaction

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