Maurice devient le 70ᵉ État signataire des Accords Artemis, renforçant son positionnement dans la coopération internationale autour de l’exploration spatiale civile. En adhérant à ce cadre porté par la NASA et les États-Unis, l’île ambitionne de développer des compétences dans les technologies spatiales, les applications satellitaires et la recherche, avec des retombées attendues bien au-delà …
Maurice devient le 7ᵉ signataire Africain des Accords Artemis de la NASA

Maurice devient le 70ᵉ État signataire des Accords Artemis, renforçant son positionnement dans la coopération internationale autour de l’exploration spatiale civile. En adhérant à ce cadre porté par la NASA et les États-Unis, l’île ambitionne de développer des compétences dans les technologies spatiales, les applications satellitaires et la recherche, avec des retombées attendues bien au-delà du secteur spatial.
Une adhésion tournée vers les applications scientifiques et économiques
Le 17 juillet 2026, Navindsing Jugmohunsing, Permanent Secretary au ministère de l’Éducation tertiaire, des Sciences et de la Recherche, a signé les Accords Artemis au nom de la République de Maurice lors d’une cérémonie organisée à Ébène. Cette décision, validée une semaine plus tôt par le Conseil des ministres, fait de Maurice le septième pays africain à intégrer ce cadre international consacré à une exploration pacifique, transparente et durable de l’espace.
Les Accords Artemis définissent des principes de coopération pour les activités civiles liées à l’exploration de la Lune, de Mars, des astéroïdes et des comètes. Ils s’appuient sur le Traité de l’espace de 1967 et abordent notamment le partage des données scientifiques, la gestion des débris spatiaux, la prévention des interférences entre missions et les mécanismes de sécurité lors des opérations sur les corps célestes.
Pour les autorités mauriciennes, cette adhésion ne vise pas le développement d’un programme spatial habité. L’objectif consiste plutôt à renforcer les capacités nationales dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation, en misant sur les applications satellitaires, la recherche et les partenariats internationaux.
Un levier pour développer un écosystème spatial mauricien
Les technologies spatiales représentent déjà un intérêt croissant pour Maurice dans des secteurs comme l’observation de la Terre, la surveillance climatique, la gestion des espaces maritimes ou encore l’aménagement du territoire. Lors d’échanges organisés en mai à Port-Louis, Jim Adams, ancien Deputy Chief Technologist de la NASA, avait souligné qu’un pays ne disposant ni de lanceur ni de base spatiale pouvait néanmoins se positionner sur la valorisation des données satellitaires, le développement de logiciels spécialisés ou la recherche collaborative.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de représentants américains, parmi lesquels Sarah Troutman, Deputy Assistant Secretary of State for African Affairs, et Craig Halbmaier, Chargé d’Affaires des États-Unis à Maurice. Washington considère cette adhésion comme une nouvelle étape dans la coopération scientifique et technologique entre les deux pays.
Au-delà de la dimension scientifique, Maurice cherche également à renforcer sa place dans la gouvernance internationale du secteur spatial. Les Accords Artemis rassemblent désormais plus de 70 pays, bien au-delà des seules puissances spatiales traditionnelles, et constituent un cadre de référence pour les futures missions d’exploration.
Les prochains mois seront consacrés à la traduction de cet engagement en projets concrets. Les autorités souhaitent actualiser le cadre réglementaire national, définir des priorités dans les domaines de l’observation de la Terre, des télécommunications et des applications maritimes, tout en mobilisant les universités et les centres de recherche. Le sommet US-Africa prévu à Maurice en décembre 2026 est présenté comme une occasion de dévoiler cette feuille de route et d’attirer de nouveaux partenaires scientifiques et industriels.
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