Le secteur de la santé retient son souffle au Kenya. La grève des infirmiers entre officiellement dans sa sixième semaine. Face au blocage des négociations, les médecins kényans ont menacé mardi de rejoindre le mouvement, inquiets d'une surcharge de travail intenable dans les hôpitaux publics. Une mobilisation massive et des revendications salariales bloquées Des centaines …
Kenya : six semaines de grève des infirmiers et menace d’extension au secteur médical

Le secteur de la santé retient son souffle au Kenya. La grève des infirmiers entre officiellement dans sa sixième semaine. Face au blocage des négociations, les médecins kényans ont menacé mardi de rejoindre le mouvement, inquiets d’une surcharge de travail intenable dans les hôpitaux publics.
Une mobilisation massive et des revendications salariales bloquées
Des centaines d’infirmiers ont manifesté à Nairobi jusqu’au siège du Conseil des gouverneurs. Cet organe rassemble les dirigeants des 47 comtés du pays.
Les grévistes exigent l’application stricte d’une convention collective signée en 2017 après un mouvement social historique de six mois. De son côté, le gouvernement refuse d’exécuter cet accord en invoquant de fortes contraintes budgétaires.
La détermination reste totale du côté syndical. Secrétaire général adjoint du Syndicat national des infirmiers et sages-femmes, Maurice Opeto a prévenu que la lutte durera si le gouvernement persiste. Si les autorités ne signent pas le texte, les manifestations se poursuivront pendant de nombreux mois ou années.
Cette colère s’explique par la dureté du terrain. Magdalene Mutuku, une infirmière mobilisée, rappelle la pénibilité de sa profession. Elle insiste sur le fait que le personnel soignant réclame simplement son dû face aux risques quotidiens encourus.
Un bras de fer tendu entre les autorités et les grévistes
La tension politique monte d’un cran. Les gouverneurs et la Commission des salaires et des rémunérations se sont réunis mardi pour tenter de dénouer la crise.
Cependant, la ligne officielle reste ferme. La semaine dernière, Ahmed Abdullahi, président du Conseil des gouverneurs, a sommé les infirmiers de reprendre le travail pour laisser une chance au dialogue. Il a rappelé que la justice a jugé la grève illégale. Par conséquent, les autorités locales menacent de sanctionner les agents qui persistent dans le mouvement.
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