Bénin : l’agriculture représente 25,4 % du PIB et 59,1 % des exportations en 2025

L'économie agricole béninoise confirme sa dynamique de croissance. En 2025, le secteur a représenté 25,4 % du produit intérieur brut du pays. Il a généré 59,1 % des recettes nationales d'exportation. Ces données ont été dévoilées à Cotonou lors de la revue de performance du secteur agricole au titre de la gestion 2025. Des investissements …

PIB benin

L’économie agricole béninoise confirme sa dynamique de croissance. En 2025, le secteur a représenté 25,4 % du produit intérieur brut du pays. Il a généré 59,1 % des recettes nationales d’exportation. Ces données ont été dévoilées à Cotonou lors de la revue de performance du secteur agricole au titre de la gestion 2025.

Des investissements massifs pour soutenir la production

Ces performances s’inscrivent dans la continuité des efforts menés par les autorités pour stimuler la production agricole. L’État déploie régulièrement des dizaines de milliards de francs CFA. Ces fonds servent à subventionner les engrais pour amortir la hausse des prix internationaux. Une enveloppe de 31,8 milliards de FCFA a ainsi été allouée à la seule campagne 2026-2027. Cette somme permet de maintenir des tarifs préférentiels sur le NPK et l’urée.

Ce soutien s’articule autour d’un meilleur accès aux semences performantes. Il intègre aussi une mécanisation accrue. Les autorités l’avaient souligné en avril lors du lancement de la campagne agricole à N’Dali. Les résultats se traduisent par des hausses notables dans les filières vivrières. La production de riz est passée à 712 000 tonnes en 2023. La filière maïs a atteint 1,7 million de tonnes. Le Bénin conserve par ailleurs son statut de premier producteur de coton en Afrique de l’Ouest. Il affiche une récolte de 533 590 tonnes pour la campagne 2025-2026.

Gouvernance, sécurité alimentaire et défis persistants

Sur le plan institutionnel, le pays se distingue brillamment. Il occupe le premier rang de la CEDEAO. Il atteint aussi le cinquième rang du continent africain dans l’évaluation des engagements de Malabo sur la période 2015-2025. Les dépenses publiques consacrées à l’agriculture ont atteint 10,93 % en 2025. Parallèlement, 69 communes couvrent désormais adéquatement leurs besoins alimentaires. De plus, les conflits fonciers entre agriculteurs et éleveurs ont reculé de 42,8 %.

Malgré ces avancées, les acteurs du secteur réclament des changements. Ils exigent une plus grande efficacité dans l’accès aux intrants, au financement et au conseil agricole. Les priorités pour les prochaines campagnes portent sur l’amélioration des pistes rurales. Elles ciblent aussi le stockage post-récolte, la transformation locale et l’adaptation face au changement climatique.

K. V

K. V

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