Nigeria : l’exécutif baisse temporairement le prix de l’essence à l’approche de la présidentielle

L'inflation des carburants s'invite au cœur de l'actualité politique fédérale. À l'approche de l'élection présidentielle du 16 janvier 2027, le gouvernement dévoile un train de mesures d'urgence. Cette initiative vise à soulager le pouvoir d'achat des ménages. Les opérateurs économiques subissent en effet une forte cherté de la vie. Au centre du dispositif, figure une …

Nigeria

L’inflation des carburants s’invite au cœur de l’actualité politique fédérale. À l’approche de l’élection présidentielle du 16 janvier 2027, le gouvernement dévoile un train de mesures d’urgence. Cette initiative vise à soulager le pouvoir d’achat des ménages. Les opérateurs économiques subissent en effet une forte cherté de la vie. Au centre du dispositif, figure une réduction temporaire du coût des carburants. Elle concerne en priorité les professionnels des transports publics.

Un allègement ciblé sans retour aux anciennes subventions

Présentée par le ministre des Finances, Taiwo Oyedele, cette baisse s’appliquera pendant trente jours. La remise interviendra exclusivement sur les volumes de la compagnie nationale NNPC Limited. Cette firme dispose d’un vaste réseau de stations-services.

Toutefois, l’exécutif écarte tout retour aux subventions de 2023. Le pouvoir insiste sur ce point. L’État se limitera à céder le carburant au prix coûtant. Le ministère n’a pas encore dévoilé le montant exact de la baisse.

Cette intervention publique intervient alors que le litre d’essence frôle les 1 400 nairas. Il valait environ 830 nairas avant les tensions au Moyen-Orient. La suppression initiale des subventions a certes assaini les finances publiques. Néanmoins, elle a provoqué une flambée historique de l’inflation.

Un débat politique intense et un mécanisme de plafonnement à l’étude

Cette mesure suscite des réactions contrastées. L’opposition monte immédiatement au créneau. Le Congrès démocratique du Nigeria soutient Peter Obi. Ce parti accuse le pouvoir de manœuvres électoralistes. De son côté, Atiku Abubakar s’interroge sur la pérennité du dispositif. Il plaide pour des aides structurelles ciblées.

Pour parer aux critiques, le gouvernement envisage un mécanisme de modulation. Des discussions visent à fixer un plafond à 1 350 nairas le litre. Ce système permettra aux importateurs d’absorber les chocs. Cet arbitrage illustre la pression exercée sur l’exécutif avant le scrutin.

K. V

K. V

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