Enseignement supérieur : l’Examen national de Licence ou Master reste obligatoire pour le privé au Bénin

L'harmonisation des diplômes universitaires suscite toujours de vives interrogations. En effet, la question revient fréquemment au sein des familles et chez les étudiants. Lors de son émission « Questions d'actualité » du 8 octobre 2026, Wilfried Léandre Houngbédji a apporté des éclaircissements. Le porte-parole du gouvernement est revenu sur la pérennisation des épreuves. Ainsi, l'Examen …

Examen national de Licence

L’harmonisation des diplômes universitaires suscite toujours de vives interrogations. En effet, la question revient fréquemment au sein des familles et chez les étudiants. Lors de son émission « Questions d’actualité » du 8 octobre 2026, Wilfried Léandre Houngbédji a apporté des éclaircissements. Le porte-parole du gouvernement est revenu sur la pérennisation des épreuves. Ainsi, l’Examen national de Licence ou Master s’impose toujours aux étudiants des établissements privés.

Une exigence d’homologation non encore atteinte par les établissements

Instaurés en 2017 pour encadrer la qualité des formations privées, ces examens devaient constituer une mesure transitoire. Cependant, un décret adopté en novembre 2020 a entériné la pérennité du système. Selon Wilfried Léandre Houngbédji, cette situation découle du retard accumulé par les établissements. Les promoteurs doivent en effet régulariser leurs offres de formation.

Pour délivrer un diplôme d’État, une université privée doit suivre un parcours académique rigoureux. Elle doit notamment obtenir une homologation officielle. Or, aucune université privée n’a complété ce parcours pour l’ensemble de ses cursus. Sans cette homologation, les parchemins délivrés conservent seulement la valeur d’une attestation.

Garantir l’équité lors des concours publics

L’exécutif défend pourtant cette mesure. Il la présente comme un levier de justice sociale. En effet, les universités publiques délivrent directement des diplômes d’État. L’Examen national de Licence ou Master permet donc aux étudiants du privé d’obtenir une équivalence juridique stricte. Grâce à ce titre, ils peuvent postuler aux concours publics. Ils concourent ainsi dans les mêmes conditions que les diplômés du public.

Par ailleurs, le ministre a souligné une évolution réglementaire majeure. L’État a mis fin à la pratique de la cosignature des diplômes. Désormais, le succès à l’examen confère une valeur juridique directe au titre obtenu. Cette clarification protège la valeur des compétences. De plus, elle incite les promoteurs privés à accélérer la mise aux normes de leurs filières.

K. V

K. V

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