Mines : le trafic d’or africain alimente la contrebande et fragilise les États

L'exploitation illégale des ressources minières pose un problème économique majeur. Dans sa récente enquête, le magazine Business Africa met en lumière un vaste réseau clandestin. En effet, ce trafic prive les pays africains de recettes fiscales colossales. Une contrebande massive vers les Émirats arabes unis Les flux informels d'or atteignent aujourd'hui des niveaux records. Selon …

Trafic d'or

L’exploitation illégale des ressources minières pose un problème économique majeur. Dans sa récente enquête, le magazine Business Africa met en lumière un vaste réseau clandestin. En effet, ce trafic prive les pays africains de recettes fiscales colossales.

Une contrebande massive vers les Émirats arabes unis

Les flux informels d’or atteignent aujourd’hui des niveaux records. Selon la Global Initiative Against Transnational Organized Crime, 405 tonnes d’or africain ont rejoint clandestinement les Émirats arabes unis en 2022. Cela représentait environ 66,5 % des exportations totales du continent vers ce pays. Marcena Hunter pointe ainsi les ravages de cette criminalité transnationale.

Le Cameroun illustre parfaitement cette fuite massive de capitaux. Entre 2021 et 2025, Dubaï a réceptionné 44 tonnes d’or camerounais. Pourtant, Yaoundé n’a déclaré officiellement que 148 kilogrammes sur cette période. Par conséquent, l’État enregistre une perte estimée à 2 000 milliards de francs CFA.

La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso renforcent leurs contrôles

Les gouvernements réagissent fermement pour protéger leurs ressources. En Côte d’Ivoire, la production officielle a atteint 51 tonnes en 2023. Toutefois, l’orpaillage clandestin continue de détruire l’environnement. Les autorités prévoient donc des peines allant jusqu’à 20 ans de prison. De plus, la Société ivoirienne des métaux précieux encadre désormais la commercialisation.

De son côté, le Burkina Faso mise sur le raffinage local. Le pays a ainsi inauguré sa toute première raffinerie à Ouagadougou. Enfin, l’État a adopté un nouveau Code minier. Deux nouvelles sociétés publiques supervisent désormais la commercialisation et le contrôle du métal jaune.

K. V

K. V

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