Les Nations Unies s'apprêtent à franchir une étape mémorielle historique ce mercredi 25 mars 2026. Le Ghana, fort du soutien de l'Union Africaine, propose une résolution majeure. Le texte qualifie la traite transatlantique des esclaves de « crime le plus grave contre l'humanité ». Cette initiative coïncide avec la Journée internationale de commémoration des victimes. …
ONU : vers la reconnaissance de la traite comme « crime le plus grave »

Les Nations Unies s’apprêtent à franchir une étape mémorielle historique ce mercredi 25 mars 2026. Le Ghana, fort du soutien de l’Union Africaine, propose une résolution majeure. Le texte qualifie la traite transatlantique des esclaves de « crime le plus grave contre l’humanité ». Cette initiative coïncide avec la Journée internationale de commémoration des victimes. Elle ancre officiellement cette tragédie dans la conscience juridique mondiale.
Une volonté de justice sans hiérarchie des crimes
Le représentant du Ghana, Samuel Yao Kumah, a défendu le projet lundi devant l’assemblée. Il a balayé les craintes d’une possible hiérarchie entre les atrocités de l’histoire. Selon lui, cette résolution ne minimise aucun autre crime, du génocide à l’apartheid. Elle identifie simplement le mécanisme qui a « fondamentalement restructuré le monde » pendant quatre siècles.
Accra présente ce texte comme un acte de reconnaissance indispensable plutôt qu’un acte d’accusation. Le projet affirme que la communauté internationale possède la force morale de nommer les réalités passées. En désignant précisément l’esclavage racialisé, l’ONU honore la mémoire des millions de déportés. Cette vérité historique constitue le socle nécessaire pour défendre la dignité et l’égalité.
Un système qui a façonné le monde moderne
Les chiffres rappellent la démesure de ce commerce humain entre le XVe et le XIXe siècle. Les trafiquants ont arraché plus de 12 millions d’Africains à leur terre pour les déporter vers les Amériques. Les historiens estiment qu’au moins un million de personnes ont péri durant la seule traversée de l’Atlantique. Le Ghana insiste : ce système a forgé l’héritage du monde actuel.
L’examen de cette résolution attire l’attention des anciennes puissances coloniales. Une adoption du texte pourrait renforcer les demandes de réparations portées par les pays africains et caribéens. Au-delà du symbole, cette décision marquerait une évolution majeure du droit international. Elle transformerait radicalement la perception des crimes de masse historiques.
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