L'expansion de Starlink en Afrique australe connaît un nouveau coup d'arrêt ce mardi 24 mars 2026. L'Autorité de régulation des communications de Namibie (CRAN) vient de refuser l'octroi d'une licence d'exploitation à la société d'Elon Musk. Ce revers intervient après un premier échec retentissant en Afrique du Sud. La Namibie durcit ainsi ses exigences en …
La Namibie rejette la demande de licence de Starlink

L’expansion de Starlink en Afrique australe connaît un nouveau coup d’arrêt ce mardi 24 mars 2026. L’Autorité de régulation des communications de Namibie (CRAN) vient de refuser l’octroi d’une licence d’exploitation à la société d’Elon Musk. Ce revers intervient après un premier échec retentissant en Afrique du Sud. La Namibie durcit ainsi ses exigences en matière de souveraineté numérique et de participation locale.
L’absence d’ancrage local au cœur du litige
La filiale namibienne du géant américain, Starlink Internet Services Namibia, n’a pas convaincu le régulateur. Bien que la CRAN n’ait pas publié le détail technique de sa décision, un point saillant ressort du communiqué : la filiale ne comporte aucune participation namibienne dans son capital. Pour les autorités de Windhoek, l’accès au marché des télécommunications doit s’accompagner d’une redistribution économique réelle.
Starlink vante pourtant sa capacité à désenclaver les zones rurales grâce à ses satellites en orbite basse. L’entreprise affirme vouloir créer des emplois et stimuler l’économie locale via des partenariats. Cependant, ces promesses se heurtent à une volonté politique croissante dans la région. Les gouvernements africains exigent désormais que les géants de la technologie ouvrent leur capital à des acteurs nationaux pour garantir un contrôle local sur les infrastructures critiques.
Un blocage régional pour Elon Musk
Le cas namibien rappelle étrangement la situation en Afrique du Sud. Dans son pays d’origine, Elon Musk refuse de se plier à la réglementation imposant de céder 30 % du capital à des groupes historiquement défavorisés. Le milliardaire a publiquement critiqué ces mesures de discrimination positive, les qualifiant de « racistes ». Cette position tranchée bloque l’autorisation officielle de Starlink sur le marché sud-africain.
La Namibie semble suivre cette trajectoire de fermeté. Le refus de la licence souligne que la connectivité à haut débit ne justifie pas, aux yeux des régulateurs, de déroger aux règles d’inclusion économique. Pour Starlink, le défi est désormais de choisir entre la modification de sa structure capitalistique ou le renoncement à des marchés stratégiques en Afrique australe. Le bras de fer entre souveraineté nationale et tech mondiale continue de redéfinir le paysage numérique du continent.
Restez informé(e) de nos actualités et offres
Abonnez-vous à notre newsletter
Thank you for subscribing to the newsletter.
Oups. Un problème est survenu. Veuillez réessayer.




