Une vaste opération menée par la Gendarmerie nationale a permis de mettre au jour une usine clandestine spécialisée dans la fabrication de fausses pièces de 500 francs CFA à Douala. Derrière une apparence de site industriel ordinaire, les enquêteurs ont découvert une organisation structurée capable de produire de grandes quantités de monnaie contrefaite destinée à …
Cameroun : une usine de fausses pièces de 500 FCFA démantelée à Douala

Une vaste opération menée par la Gendarmerie nationale a permis de mettre au jour une usine clandestine spécialisée dans la fabrication de fausses pièces de 500 francs CFA à Douala. Derrière une apparence de site industriel ordinaire, les enquêteurs ont découvert une organisation structurée capable de produire de grandes quantités de monnaie contrefaite destinée à être introduite dans les circuits économiques du pays.
Une enquête qui remonte jusqu’à une usine clandestine
L’opération a débuté à la suite d’informations signalant la présence d’un individu tentant de mettre en circulation de fausses pièces de monnaie dans la capitale économique camerounaise. Les investigations menées par les gendarmes ont permis d’interpeller un premier suspect, dont les déclarations ont conduit les enquêteurs vers plusieurs complices présumés.
Au total, trois ressortissants chinois et deux Camerounais ont été arrêtés. Les éléments recueillis au cours des interrogatoires ont progressivement orienté les enquêteurs vers un ressortissant chinois présenté comme le principal responsable du réseau.
Les recherches ont finalement conduit les forces de l’ordre vers un site installé dans le troisième arrondissement de Douala. De l’extérieur, rien ne distinguait réellement les lieux d’une activité industrielle classique. Le préfet du Wouri, Sylyac Marie Mvogo, présent lors de la perquisition, a souligné que l’usine donnait l’apparence d’une entreprise spécialisée dans les matériaux de construction avant que sa véritable activité ne soit découverte.
Un système sophistiqué pour imiter les pièces officielles
À l’intérieur du site, les enquêteurs ont découvert un équipement spécialement conçu pour reproduire les pièces de 500 francs CFA. Selon les premiers éléments de l’enquête, du nickel était utilisé pour fabriquer les pièces contrefaites.
Les faussaires ne se limitaient pas à la production. Afin de rendre leurs créations plus crédibles, ils recouraient à des balances de précision permettant de respecter le poids des pièces authentiques. Un système de polarisation rotatif composé de pierres servait également à reproduire l’aspect usé des pièces ayant déjà circulé pendant plusieurs années.
La perquisition a permis la saisie de près de 200 cartons contenant chacun environ 2 300 pièces vierges. La valeur estimée d’un carton atteint 1,8 million de francs CFA, ce qui témoigne de l’ampleur potentielle du réseau.
Les premières investigations indiquent que les pièces vierges auraient été importées depuis la Chine avant leur transformation au Cameroun. L’usine a été placée sous scellés dans l’attente de la poursuite de l’enquête.
Cette affaire intervient quelques semaines après une autre saisie importante réalisée à Yaoundé. Le 21 mai 2026, les autorités avaient déjà mis la main sur près de 100 millions de francs CFA en faux billets, comprenant aussi des dollars américains et des francs suisses. Ces opérations successives illustrent l’intensification de la lutte contre les réseaux de contrefaçon monétaire qui menacent la confiance dans les moyens de paiement et la stabilité des échanges économiques.
Restez informé(e) de nos actualités et offres
Abonnez-vous à notre newsletter
Thank you for subscribing to the newsletter.
Oups. Un problème est survenu. Veuillez réessayer.




