Le trafic aérien du Kenya fait face à de fortes perturbations ce dimanche. Des centaines de voyageurs se retrouvent bloqués dans les infrastructures aéroportuaires majeures. En effet, un mouvement social paralyse les aéroports de Nairobi et de Mombasa. Les contrôleurs aériens et divers agents techniques mènent cette fronde. Des revendications salariales et professionnelles au cœur …
Kenya : une grève d’envergure paralyse le trafic dans les principaux aéroports du pays

Le trafic aérien du Kenya fait face à de fortes perturbations ce dimanche. Des centaines de voyageurs se retrouvent bloqués dans les infrastructures aéroportuaires majeures. En effet, un mouvement social paralyse les aéroports de Nairobi et de Mombasa. Les contrôleurs aériens et divers agents techniques mènent cette fronde.
Des revendications salariales et professionnelles au cœur de la crise
Plusieurs catégories de personnel participent à ce mouvement de contestation. On trouve notamment des salariés de l’Autorité de l’aviation civile du Kenya. Des agents de l’Autorité des aéroports du pays se joignent également à la grève.
Les grévistes expriment des revendications claires concernant leur situation professionnelle. D’une part, ils réclament des revalorisations salariales substantielles. D’autre part, ils exigent de meilleures conditions de travail. Ils demandent aussi un renforcement des effectifs disponibles. Enfin, ils exigent l’application immédiate d’avantages professionnels déjà négociés par le passé.
Des passagers bloqués et des voyageurs lourdement pénalisés
À l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, l’attente se prolonge pour de nombreux usagers. Par exemple, une étudiante nommée Nicole Jepkorir devait s’envoler pour la Corée du Sud dans le cadre d’un voyage universitaire. Son départ initial était prévu à 16 heures. Cependant, sa compagnie a reporté son vol à minuit.
William Obino, âgé de 22 ans, subit exactement la même mésaventure.
« Nous devions nous enregistrer vers midi et décoller vers 16 heures, mais notre vol a été reporté à minuit », témoigne-t-il en décrivant l’amas de passagers coincés dans l’aérogare.
Un homme d’affaires nommé Hazikizimana Lolewi Spoil a également subi les contrecoups de ce mouvement. Son vol de 17 heures a glissé vers 23 heures. Ces perturbations génèrent des correspondances manquées. De surcroît, elles occasionnent des dépenses imprévues. Les familles accompagnées d’enfants et les passagers internationaux subissent les pires difficultés.
Des répercussions économiques en cascade
Au-delà des halls d’embarquement, la grève impacte l’économie locale. Les professionnels du tourisme enregistrent des pertes importantes. De même, les chauffeurs de taxi déplorent un net ralentissement de leur activité. Face à cette crise, les autorités aéroportuaires prônent l’apaisement. Des discussions se déroulent actuellement pour tenter de dénouer la situation et normaliser le trafic.
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