Niger : retour au calme à Niamey après la répression d’une mutinerie militaire

Le calme est revenu ce dimanche dans les rues de Niamey, la capitale du Niger. La vie a repris son cours habituel après de violents affrontements. Le régime militaire en place, épaulé par ses partenaires paramilitaires russes de l'Africa Corps, a maté une tentative de mutinerie menée par des soldats. Des combats acharnés autour des …

Niamey

Le calme est revenu ce dimanche dans les rues de Niamey, la capitale du Niger. La vie a repris son cours habituel après de violents affrontements. Le régime militaire en place, épaulé par ses partenaires paramilitaires russes de l’Africa Corps, a maté une tentative de mutinerie menée par des soldats.

Des combats acharnés autour des sites stratégiques

Des détonations nourries ont retenti dans la nuit de vendredi à samedi. Les mutins ont notamment tenté de s’emparer de force du complexe présidentiel. Les forces loyalistes et leurs alliés russes ont réussi à reprendre le contrôle total de la situation en fin de journée samedi.

Plusieurs rebelles ont péri lors des affrontements, tandis que d’autres ont capitulé, ainsi que le montrent des images diffusées à la télévision. Les insurgés s’étaient également retranchés dans la base aérienne de l’aéroport. Dès dimanche, l’accès à ces zones névralgiques a été rétabli, selon les témoignages des riverains. Les commerces ont rouvert leurs portes, tout comme le grand marché de Niamey.

« Nous avons passé une nuit d’enfer vendredi, confie un habitant du quartier de Talladje. Ce matin, c’est le soulagement, car la tension est retombée. »

Un dispositif de sécurité toujours maximal

Malgré la reprise des activités, un dispositif sécuritaire musclé reste en place. Les axes menant à la présidence et à l’aéroport affichent une forte présence militaire. Des véhicules dotés de mitrailleuses lourdes patrouillent, et des fouilles minutieuses sont menées à l’entrée des institutions.

Ce soulèvement constitue le troisième incident sécuritaire d’envergure de l’année à Niamey. Les deux précédentes attaques, survenues en janvier et juin, impliquaient des groupes djihadistes qui avaient ciblé les infrastructures aéroportuaires avant d’être repoussés. Pour rappel, le Niger est dirigé par le général Abdourahamane Tiani depuis le coup d’État de juillet 2023. La junte a rompu avec ses partenaires occidentaux, notamment la France, pour se tourner militairement vers Moscou.

Réactions internationales et stabilité régionale

Cette instabilité inquiète les pays voisins et la communauté internationale. Le Nigeria voisin a exprimé « une profonde inquiétude », exhortant les autorités et le peuple nigérien à privilégier la voie de la stabilité et de l’ordre constitutionnel. L’Arabie saoudite a quant à elle manifesté son soutien indéfectible au gouvernement face à toute tentative de déstabilisation.

De son côté, l’Italie maintient un contingent réduit pour assurer des missions de formation. Le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, a confirmé que ses troupes sur place se portaient bien. Alors que le pays lutte déjà péniblement contre l’insurrection djihadiste aux côtés du Mali et du Burkina Faso, la préservation de l’ordre à Niamey demeure un enjeu capital pour l’ensemble de la sécurité sahélienne.

K. V

K. V

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