Les files d'attente s'allongent dans les rues des grandes villes camerounaises. Se procurer du gaz domestique relève désormais du parcours du combattant pour les habitants, contraints de parcourir de multiples quartiers pour trouver une bouteille disponible. Une pénurie alimentée par des défaillances logistiques et structurelles La crise actuelle trouve son origine dans plusieurs facteurs conjoncturels …
Cameroun : le gaz domestique devient une denrée rare dans les grandes villes

Les files d’attente s’allongent dans les rues des grandes villes camerounaises. Se procurer du gaz domestique relève désormais du parcours du combattant pour les habitants, contraints de parcourir de multiples quartiers pour trouver une bouteille disponible.
Une pénurie alimentée par des défaillances logistiques et structurelles
La crise actuelle trouve son origine dans plusieurs facteurs conjoncturels et structurels. D’une part, les difficultés financières et la faillite d’un opérateur majeur du secteur, la Société camerounaise de transformation métallique (SCTM Gaz), ont lourdement pénalisé les consommateurs. Les bouteilles rouge orangé ont totalement disparu des échoppes en raison des impayés de l’entreprise envers ses importateurs.
D’autre part, le pays fait face à l’arrêt de la production sur le site de Bipaga, près de Kribi. Le départ du bateau-usine Hilli Episeyo, le 4 août dernier, a privé le pays de son principal outil de liquéfaction sur les gisements offshores de Sanaga Sud, dont les réserves se sont appauvries. Durant près de huit ans, cette infrastructure permettait de remplir une bonbonne sur trois dans le pays.
Envolée des prix et dépendance accrue aux importations
Cette situation de pénurie provoque de fortes tensions sur les prix. Certains revendeurs peu scrupuleux profitent du déséquilibre pour faire flamber les tarifs. Le prix de la bonbonne peut ainsi atteindre 10 000 à 15 000 francs CFA, au lieu du tarif habituel de 6 000 francs CFA, provoquant la colère des associations de défense des consommateurs.
Contraint de se tourner quasi totalement vers les importations, le Cameroun subit de nouvelles contraintes logistiques et financières. Le pays manque encore de capacités de stockage suffisantes pour accélérer le déchargement des livraisons maritimes. Selon les données officielles, la consommation continue de croître. Avec 132 902 tonnes enregistrées entre janvier et juillet 2026, contre 125 085 tonnes sur la même période un an plus tôt.
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