Bénin : Le gouvernement mise sur les racines et tubercules pour booster l’agro-industrie

Le gouvernement du Bénin lance une offensive majeure pour transformer son agriculture. Le Projet de Développement des Chaînes de Valeur (PDCV-RT) se concentre désormais sur les racines et les tubercules. Ce programme vise à moderniser les cultures de manioc, d'igname et de patate douce. L'objectif est simple : passer d'une agriculture de subsistance à une …

Bénin agriculture

Le gouvernement du Bénin lance une offensive majeure pour transformer son agriculture. Le Projet de Développement des Chaînes de Valeur (PDCV-RT) se concentre désormais sur les racines et les tubercules. Ce programme vise à moderniser les cultures de manioc, d’igname et de patate douce. L’objectif est simple : passer d’une agriculture de subsistance à une industrie exportatrice puissante.

Une stratégie pour industrialiser le monde rural

Le ministre de l’Agriculture a officiellement lancé ce projet à Dassa-Zoumè. Le PDCV-RT cible les zones rurales où ces cultures sont déjà dominantes. Le gouvernement veut installer des unités de transformation modernes à proximité des champs. Ces usines transformeront le manioc en farine panifiable, en amidon ou en gari de qualité supérieure. Cette approche réduit les pertes après récolte et augmente les revenus des agriculteurs. Le projet encourage aussi le regroupement des producteurs en coopératives pour faciliter l’accès au crédit.

L’innovation technologique occupe une place centrale dans cette stratégie. Le programme distribue des semences améliorées, plus résistantes aux maladies et au changement climatique. Les techniciens agricoles forment les paysans aux nouvelles méthodes de culture intensive. En augmentant les rendements à l’hectare, le Bénin espère satisfaire la demande locale tout en conquérant les marchés régionaux. Cette mécanisation de la filière devrait également attirer davantage de jeunes vers les métiers de l’agro-business.

Un levier pour la sécurité alimentaire et l’exportation

Le choix des racines et tubercules n’est pas un hasard. Ces produits constituent la base de l’alimentation de millions de Béninois. En stabilisant cette filière, l’État sécurise l’approvisionnement des marchés urbains et limite l’inflation alimentaire. Le projet prévoit également de renforcer les normes de qualité pour l’exportation. Le manioc béninois doit répondre aux exigences internationales pour pénétrer les marchés européens et asiatiques. L’agro-industrie devient ainsi le nouveau moteur de la croissance économique nationale.

Les retombées sociales attendues sont considérables. Le gouvernement estime que des milliers d’emplois directs et indirects seront créés dans les zones de production. Les femmes, très actives dans la transformation artisanale, bénéficieront de matériel moderne pour alléger leur travail. Ce projet s’inscrit parfaitement dans le Programme d’Action du Gouvernement (PAG). Il transforme les richesses du sol en produits à haute valeur ajoutée. Le Bénin s’affirme ainsi comme un futur leader de l’agro-industrie en Afrique de l’Ouest.

K. V

K. V

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