Le Bénin s'apprête à faire son grand retour sur le marché pétrolier international. Il commercialisera une cargaison de 250 000 barils de pétrole brut national au cours du mois d'octobre 2026. Cette information, rapportée par le quotidien public La Nation, marque un tournant historique après plus de deux décennies d'interruption de la production locale. La relance …
Bénin : une première cargaison de 250 000 barils de pétrole brut attendue en octobre

Le Bénin s’apprête à faire son grand retour sur le marché pétrolier international. Il commercialisera une cargaison de 250 000 barils de pétrole brut national au cours du mois d’octobre 2026. Cette information, rapportée par le quotidien public La Nation, marque un tournant historique après plus de deux décennies d’interruption de la production locale.
La relance du champ offshore de Sèmè
Cette première expédition provient de l’exploitation du champ offshore de Sèmè. Ce site se situe dans le bloc 1. Il est implanté au large du sud-est du pays. La reprise effective des activités a débuté en mars 2026. Elle a été ainsi rendue possible grâce à la mise en production d’un second puits. Un premier forage s’était révélé infructueux. Cet échec initial avait ralenti le calendrier de départ.
L’exploitation est assurée par la société Akrake Petroleum Benin. Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un contrat de partage de production. Le document a été signé en décembre 2023. L’entreprise détient 76 % des parts. L’État béninois possède 15 % des intérêts. Enfin, la société Octogone E&P détient les 9 % restants. La production actuelle se stabilise autour de 3 000 barils par jour. Ce volume reste inférieur aux prévisions initiales. Celles-ci visaient une production quotidienne comprise entre 5 000 et 6 000 barils.
Plus de vingt ans après l’arrêt de la production historique
En effet, ce projet ne relève pas d’une découverte récente, mais bien d’une réactivation. Entre 1982 et 1998, le champ de Sèmè avait déjà généré environ 22 millions de barils. Un rapport indépendant publié en mars 2025 évaluait par ailleurs ses réserves prouvées et probables à 10,9 millions de barils.
Le bloc 1 s’étend sur une superficie d’environ 551 km², dans des profondeurs marines oscillant entre 20 et 30 mètres. La cargaison de 250 000 barils, qui représente plusieurs semaines de production au rythme actuel, doit encore trouver preneur sur le marché international.
Cette étape s’inscrit dans un contexte porteur pour les infrastructures locales. En 2025, le terminal de Sèmè-Podji avait déjà accumulé une solide expérience en gérant les opérations d’exportation du pétrole brut nigérien. Le pays s’apprête désormais à exporter sa propre production issue de ses eaux territoriales.
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