L’enquête sur la torture d’une mère de 38 ans à Ekpè avance très vite. La Police républicaine a déjà interpellé six suspects impliqués dans cet acte de barbarie. Ces individus comparaîtront cette semaine devant le parquet spécial de la CRIET. Les faits, révélés par une vidéo choc le 23 avril dernier, ont soulevé une vague …
Torture à Ekpè : six suspects devant la CRIET

L’enquête sur la torture d’une mère de 38 ans à Ekpè avance très vite. La Police républicaine a déjà interpellé six suspects impliqués dans cet acte de barbarie. Ces individus comparaîtront cette semaine devant le parquet spécial de la CRIET. Les faits, révélés par une vidéo choc le 23 avril dernier, ont soulevé une vague d’indignation nationale. La justice cherche encore un septième complice actuellement en fuite.
Un supplice d’une violence extrême
Les faits se sont déroulés dans la commune de Sèmè-Podji. Les bourreaux accusaient la victime d’avoir volé un téléphone portable. Ils l’ont alors dénudée avec un couteau avant de lui infliger des traitements inhumains. La vidéo montre la jeune femme ligotée et suspendue au-dessus d’un feu de bois. Ses agresseurs ont également utilisé du piment pour la torturer. Ces images insoutenables ont provoqué la colère des internautes et des autorités béninoises.
Aujourd’hui, la victime se remet lentement de ce traumatisme. Elle souffre de blessures physiques aux poignets, mais son état psychologique inquiète les médecins. L’Institut national de la Femme (INF) suit de près son rétablissement. Sa présidente, Huguette Bokpè Gnacadja, dénonce un acte dégradant pour la dignité humaine. Elle a d’ailleurs annoncé que l’audition de la victime et des témoins se déroulerait dans les prochains jours. L’objectif est de reconstituer précisément chaque étape de cette agression sauvage.
La fermeté attendue de la justice
Le transfert du dossier à la CRIET montre la gravité des charges retenues. Cette cour spéciale traite généralement les dossiers de terrorisme et de crimes graves. Les six prévenus risquent de lourdes peines de prison. La présidente de l’INF appelle d’ailleurs à une condamnation exemplaire pour dissuader toute justice populaire à l’avenir. Elle insiste sur le fait que nul n’a le droit de se faire justice soi-même, surtout avec une telle cruauté.
La police poursuit ses recherches pour capturer le dernier fugitif du groupe. Les forces de l’ordre veulent boucler ce dossier pour apaiser l’opinion publique choquée. Cette affaire rappelle l’importance de la protection des droits des femmes au Bénin. Elle souligne aussi le rôle protecteur de l’État face à la violence gratuite. Finalement, le procès à venir devra rendre justice à cette mère de famille dont la vie a basculé pour un simple soupçon de vol.
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