Les résultats provisoires communiqués par la Commission électorale nationale autonome (CENA) confirment une hégémonie totale des partisans du président Patrice Talon. À l'issue du scrutin du 11 janvier 2026, la mouvance présidentielle s'empare des 109 sièges de l'Assemblée nationale, ne laissant aucune place aux formations d'opposition pour la prochaine mandature. Une assemblée aux couleurs de …
Législatives au Bénin : Grand chelem pour le camp présidentiel

Les résultats provisoires communiqués par la Commission électorale nationale autonome (CENA) confirment une hégémonie totale des partisans du président Patrice Talon. À l’issue du scrutin du 11 janvier 2026, la mouvance présidentielle s’empare des 109 sièges de l’Assemblée nationale, ne laissant aucune place aux formations d’opposition pour la prochaine mandature.
Une assemblée aux couleurs de la majorité
La répartition des sièges s’opère entre les deux piliers de la majorité présidentielle. L’Union Progressiste le Renouveau (UPR) renforce sa position de première force politique du pays avec 60 députés. Le Bloc Républicain (BR) complète cette assise législative en obtenant les 49 sièges restants.
Ces deux formations sont les seules à avoir franchi les barrières légales imposées par la charte des partis. La participation électorale, enregistrée à 36,7 %, témoigne d’une mobilisation constante du corps électoral par rapport aux dernières consultations de 2023.
L’impact des nouvelles contraintes électorales
Le balayage de l’opposition s’explique par l’application d’un cadre législatif particulièrement exigeant. Pour siéger au Parlement, chaque formation devait impérativement obtenir au moins 20 % des suffrages exprimés au niveau national, mais également 20 % dans chacune des 24 circonscriptions que compte le Bénin.
Le parti « Les Démocrates », principale force d’opposition, a récolté environ 16 % des voix à l’échelle nationale. Ce score, bien que significatif, s’avère insuffisant pour valider son entrée à l’hémicycle. Cette règle du double seuil élimine ainsi toute voix discordante au sein de l’institution parlementaire.
Vers un scrutin présidentiel sans opposition
Cette configuration politique verrouille les étapes préalables à l’élection présidentielle d’avril 2026. Patrice Talon arrivant au terme de ses deux mandats constitutionnels, la question de sa succession se précise. Romuald Wadagni, actuel ministre des Finances, est largement considéré comme le candidat favori de la majorité.
Sans représentation parlementaire, l’opposition perd les leviers nécessaires pour parrainer un candidat à la magistrature suprême. Ce durcissement du paysage politique survient dans un climat sécuritaire tendu, marqué par le récent échec d’une tentative de coup d’État signalée par les autorités en décembre dernier.
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