Trouver un logement au Bénin relève souvent du parcours du combattant. Lors d'un échange numérique le 23 juillet 2026, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, a invité les citoyens à dénoncer systématiquement les propriétaires véreux qui bafouent la législation en vigueur. Des pratiques illégales malgré un cadre juridique clair Pourtant, le pays dispose d'un texte …
Bénin : Face aux abus des bailleurs, le gouvernement exhorte les locataires à porter plainte

Trouver un logement au Bénin relève souvent du parcours du combattant. Lors d’un échange numérique le 23 juillet 2026, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, a invité les citoyens à dénoncer systématiquement les propriétaires véreux qui bafouent la législation en vigueur.
Des pratiques illégales malgré un cadre juridique clair
Pourtant, le pays dispose d’un texte fort : la loi du 20 décembre 2022 régissant le bail à usage d’habitation. Son article 57 limite strictement le cautionnement à une somme maximale de trois mois de loyer. Or, sur le terrain, la réalité s’avère bien différente. De nombreux bailleurs exigent des conditions exorbitantes qui asphyxient les ménages.
Parmi ces abus fréquents, on retrouve :
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Le cumul de trois à six mois de loyers prépayés en plus des cautions.
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L’imposition de frais de peinture et de dossier excessifs.
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Des cautions additionnelles abusives pour l’eau et l’électricité.
L’appel du gouvernement : « Dénoncez-les au commissariat »
Face à cette situation, Wilfried Houngbédji rappelle que la lutte contre la vie chère immobilière exige une action conjointe de l’État et des usagers. Puisque l’administration ne cherche pas à se loger elle-même, la victime d’un propriétaire hors la loi doit réagir.
Par la suite, le ministre a exhorté les locataires à saisir immédiatement les forces de l’ordre. Si un bailleur impose des exigences illégales, il faut porter plainte au commissariat le plus proche. Les autorités convoqueront le contrevenant pour le rappeler à l’ordre. Le porte-parole a d’ailleurs rappelé que de telles démarches ont déjà abouti par le passé à des condamnations judiciaires.
La question du plafonnement des loyers et des responsabilités
Ensuite, la discussion a abordé la flambée des prix dans les grandes villes, notamment à Cotonou. Dans la capitale économique, certains logements atteignent 150 000 francs CFA alors que le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIC) s’élève à 62 000 francs CFA.
Sur ce point précis, l’exécutif écarte pour le moment l’idée d’un contrôle ou d’un plafonnement étatique des loyers. Selon le gouvernement, la priorité réside dans l’application stricte de la loi existante. Enfin, le ministre a conclu en rappelant que le marché locatif possède une dimension sociale indéniable qui nécessite le civisme de chaque acteur économique.
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