L'armée sud-africaine a entamé son déploiement ce mercredi 11 mars 2026 dans les zones sensibles du Grand Johannesburg. Un mois après l'annonce du président Cyril Ramaphosa, les troupes rejoignent la police pour briser l'emprise des gangs. Cette opération d'envergure vise à stopper les fusillades et les meurtres liés aux guerres de territoire qui ensanglantent les …
L’armée sud-africaine sort les blindés pour reprendre les quartiers

L’armée sud-africaine a entamé son déploiement ce mercredi 11 mars 2026 dans les zones sensibles du Grand Johannesburg. Un mois après l’annonce du président Cyril Ramaphosa, les troupes rejoignent la police pour briser l’emprise des gangs. Cette opération d’envergure vise à stopper les fusillades et les meurtres liés aux guerres de territoire qui ensanglantent les quartiers populaires.
Une présence militaire pour rassurer les résidents
L’opération a débuté avec des patrouilles lourdes et des fouilles systématiques dans les habitations. Une douzaine de véhicules blindés transporte des soldats armés qui inspectent les placards et les matelas. Ils recherchent activement des drogues et des armes illégales. Les habitants expriment un immense soulagement face à cette présence massive. Vida Minnar, une résidente, espère que cette protection deviendra permanente pour stopper le décompte des morts.
Le climat de peur paralyse actuellement la vie quotidienne des familles. De nombreux citoyens s’imposent un couvre-feu dès dix-sept heures trente pour éviter les balles perdues. Velentino Daniels, un habitant ayant déjà survécu à trois blessures par balle, affirme se sentir enfin en sécurité. Le pays enregistre en moyenne 60 meurtres par jour, un chiffre qui illustre l’ampleur du défi sécuritaire.
Une mission d’un an sur cinq provinces
Le plan présenté au Parlement prévoit un déploiement sur une période de douze mois. L’armée ne se limite pas à Johannesburg et interviendra dans cinq des neuf provinces du pays. La province du Cap-Occidental, qui abrite la ville touristique du Cap, fait également partie des priorités. L’objectif est de restaurer l’ordre là où les forces de police classiques sont dépassées par la violence des réseaux criminels.
Pourtant, cette militarisation du maintien de l’ordre ne fait pas l’unanimité. Des experts et des politiciens de l’opposition critiquent ouvertement cette mesure. Ils estiment que les soldats ne possèdent pas la formation nécessaire pour effectuer des tâches policières au contact des civils. Malgré ces réticences, le gouvernement maintient sa stratégie pour tenter de stabiliser les zones les plus meurtrières du pays.
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