Le ministre grec des Affaires étrangères, George Gerapetritis, s'est rendu en Libye ce lundi. Il a rencontré les hauts responsables du gouvernement d'union nationale à Tripoli. Cette visite officielle cible principalement la gestion de l'immigration clandestine. La Libye reste un point de départ majeur pour les migrants d'Afrique subsaharienne. Ces derniers cherchent à rejoindre l'Europe …
Libye : la Grèce discute de l’immigration

Le ministre grec des Affaires étrangères, George Gerapetritis, s’est rendu en Libye ce lundi. Il a rencontré les hauts responsables du gouvernement d’union nationale à Tripoli. Cette visite officielle cible principalement la gestion de l’immigration clandestine. La Libye reste un point de départ majeur pour les migrants d’Afrique subsaharienne. Ces derniers cherchent à rejoindre l’Europe via les côtes grecques. Les deux nations souhaitent désormais renforcer leur coopération sécuritaire et économique.
Une coopération face au drame migratoire
La traversée de la Méditerranée entre la Libye et la Crète devient de plus en plus meurtrière. Fin mars, vingt-deux personnes ont perdu la vie lors d’un naufrage tragique. Début avril, les garde-côtes grecs ont secouru plus de trois cents migrants en mer. Face à ces chiffres alarmants, Tripoli et Athènes prônent une responsabilité partagée. Le ministre libyen par intérim, Taher al-Baour, appelle à une approche globale. Cette stratégie vise à sécuriser les frontières maritimes tout en respectant les droits humains.
Par ailleurs, les discussions ont largement abordé le volet de la sécurité régionale. La Grèce voit en la Libye un partenaire stratégique pour stabiliser le bassin méditerranéen. Les deux pays veulent démanteler les réseaux de passeurs qui profitent de la détresse humaine. Ce dialogue direct entre George Gerapetritis et Abdul Hamid Dbeibah marque une volonté de normalisation durable. Athènes souhaite ainsi limiter les arrivées massives sur ses îles, souvent débordées par l’afflux migratoire.
Le renforcement des liens économiques
Outre la sécurité, les deux délégations misent sur un partenariat économique solide. Taher al-Baour annonce l’organisation prochaine de visites réciproques pour les chefs d’entreprise. Ces rencontres permettront au secteur privé de s’engager dans des projets mutuels. Les domaines de l’énergie et des infrastructures intéressent particulièrement les investisseurs grecs. En développant l’économie libyenne, Athènes espère réduire indirectement les causes de l’exode clandestin.
Ce rapprochement diplomatique intervient dans un contexte de tensions persistantes en Méditerranée orientale. Pour la Grèce, sécuriser ses relations avec Tripoli permet de contrebalancer d’autres influences régionales. La Libye, de son côté, cherche à briser son isolement et à attirer des capitaux européens. Finalement, ce déplacement souligne l’urgence d’une réponse coordonnée face aux défis migratoires de 2026. La stabilité de la Crète dépend désormais de la solidité de cet accord transfrontalier.
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