RDC : Kinshasa accuse Kigali d’avoir causé la mort de plus de 1 500 civils

La République démocratique du Congo affirme que plus de 1 500 civils ont été tués dans l’est du pays depuis début décembre.Kinshasa attribue ce lourd bilan aux opérations menées par des forces soutenues par le Rwanda. Le gouvernement congolais parle d’une agression directe contre sa population. Ces accusations ont été rendues publiques le 1er janvier …

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La République démocratique du Congo affirme que plus de 1 500 civils ont été tués dans l’est du pays depuis début décembre.
Kinshasa attribue ce lourd bilan aux opérations menées par des forces soutenues par le Rwanda. Le gouvernement congolais parle d’une agression directe contre sa population. Ces accusations ont été rendues publiques le 1er janvier par les autorités nationales.

Selon Kinshasa, ces violences sont liées à l’offensive du groupe rebelle M23, actif dans plusieurs zones stratégiques. Les autorités affirment que le Rwanda apporte un appui militaire à ce mouvement armé. Des bombardements et l’usage de drones auraient visé des zones habitées. Les civils figurent parmi les principales victimes de ces opérations.

Cette flambée de violences survient après un accord de paix signé début décembre entre la RDC et le Rwanda. Cet accord avait été facilité par la médiation des États-Unis. Quelques jours plus tard, le M23 a lancé de nouvelles offensives sur le terrain. La ville d’Uvira, proche de la frontière burundaise, est tombée aux mains des rebelles.

La prise d’Uvira a provoqué des déplacements massifs de population. Des milliers de familles ont fui vers des zones plus sûres. Les structures de santé et les écoles ont été fortement perturbées. L’accès à l’aide humanitaire reste difficile dans plusieurs localités.

Le gouvernement congolais affirme que trois bataillons rwandais seraient déployés dans l’est du pays. Il accuse Kigali de chercher à contrôler des axes stratégiques et des zones minières. Kinshasa promet de défendre l’intégrité du territoire par tous les moyens légaux. La voie diplomatique reste privilégiée au niveau international.

La crise actuelle s’inscrit dans un conflit ancien qui secoue l’est de la RDC depuis plusieurs décennies. Le M23 a repris les armes fin 2021 après plusieurs années d’accalmie. Depuis, plusieurs villes et axes commerciaux sont passés sous contrôle rebelle. La situation sécuritaire demeure très instable dans les provinces orientales.

Face à l’escalade, la communauté internationale multiplie les appels au cessez-le-feu immédiat. Les partenaires régionaux sont invités à renforcer les mécanismes de dialogue. Kinshasa insiste pour que les responsables des violences soient traduits devant la justice. La priorité reste la protection des civils et le retour progressif de la stabilité.

K. V

K. V

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