Économie : l’Ouganda autorise ses investisseurs à participer à l’introduction en Bourse de la raffinerie Dangote

Le géant industriel nigérian séduit au-delà de ses frontières. L'Ouganda vient officiellement d'autoriser certains de ses acteurs économiques à prendre part à l'introduction en Bourse de Dangote Petroleum Refinery. Cette décision permet aux investisseurs locaux de s'immiscer dans l'une des plus vastes opérations financières de l'histoire du continent. Une levée de fonds géante et sélective …

raffinerie Dangote

Le géant industriel nigérian séduit au-delà de ses frontières. L’Ouganda vient officiellement d’autoriser certains de ses acteurs économiques à prendre part à l’introduction en Bourse de Dangote Petroleum Refinery. Cette décision permet aux investisseurs locaux de s’immiscer dans l’une des plus vastes opérations financières de l’histoire du continent.

Une levée de fonds géante et sélective

L’aval a été prononcé par la Capital Markets Authority of Uganda, suite à une requête portée par l’intermédiaire de Stanbic IBTC Capital. Néanmoins, l’accès à ces actions demeure strictement encadré. Seuls les investisseurs professionnels et les particuliers disposant d’un patrimoine élevé peuvent acquérir ces titres.

À travers cette opération majeure, le groupe Dangote vise une capitalisation impressionnante. En effet, la structure cherche à mobiliser près de 1,6 milliard de dollars, soit environ 2,15 billions de nairas, en cédant 4,1 milliards d’actions au prix unitaire de 525 nairas. Lancée le 14 septembre, la période de souscription doit s’achever le 13 octobre prochain. À terme, ces parts trouveront leur cotation officielle sur le Nigerian Exchange.

Une dynamique régionale qui s’étend à l’Afrique de l’Est

Cette ouverture ougandaise intervient peu de temps après une initiative similaire prise par le Kenya. D’autres places financières du continent, à l’instar de l’Afrique du Sud, de l’Égypte, du Ghana et du Rwanda, étudient également les conditions d’une participation pour leurs propres administrés.

Les capitaux ainsi levés permettront de financer l’agrandissement de la raffinerie. Actuellement dotée d’une capacité de traitement de 700 000 barils quotidiens, l’infrastructure vise à doubler son rendement pour atteindre 1,4 million de barils par jour. Pour Kampala, cette opportunité permet à son élite financière de miser sur l’un des plus grands fleurons de l’industrie énergétique africaine.

K. V

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