Énergie propre : le stockage au cœur de la stratégie marocaine et ouest-africaine

Des stations de transfert d'énergie par pompage au Maroc aux systèmes de stockage par batterie en Afrique de l'Ouest, la finance de développement accélère ses investissements. Ces infrastructures sont essentielles pour stabiliser les réseaux électriques face à la croissance des énergies renouvelables. Le Maroc et ses STEP, des batteries hydrauliques géantes Le royaume chérifien renforce …

Maroc

Des stations de transfert d’énergie par pompage au Maroc aux systèmes de stockage par batterie en Afrique de l’Ouest, la finance de développement accélère ses investissements. Ces infrastructures sont essentielles pour stabiliser les réseaux électriques face à la croissance des énergies renouvelables.

Le Maroc et ses STEP, des batteries hydrauliques géantes

Le royaume chérifien renforce sa position de leader avec la future station de transfert d’énergie par pompage (STEP) d’Ifahsa. Ce projet de 265 millions de dollars, soutenu par la Banque mondiale, vise une capacité de 300 MW. Cette infrastructure, technologie de stockage à grande échelle, permet d’utiliser l’eau comme une batterie géante. En période de surproduction solaire ou éolienne, l’eau est pompée vers un réservoir en altitude pour être relâchée lors des pics de demande, facilitant ainsi l’intégration d’un gigawatt supplémentaire d’énergies propres dans le réseau marocain d’ici 2030.

L’Afrique de l’Ouest mise sur le stockage par batterie

Contrairement au Maroc, les pays ouest-africains privilégient les systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS). Ces solutions permettent un déploiement rapide et flexible pour des réseaux électriques en pleine expansion. Plusieurs nations de la zone CEDEAO ont rejoint une initiative ambitieuse pour atteindre 5 GW de stockage à court terme. Ces projets, soutenus par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, visent à améliorer la stabilité des réseaux nationaux tout en favorisant l’interconnexion régionale au sein des corridors énergétiques africains.

Une transformation durable de la finance énergétique

L’implication des institutions internationales souligne un changement de paradigme majeur. Désormais, la finance de développement ne se limite plus à financer la simple production d’électricité. Elle investit massivement dans les infrastructures de stockage, un maillon indispensable pour assurer la fiabilité du service électrique. Cette stratégie permet non seulement d’attirer davantage de capitaux privés, mais aussi de réduire durablement la dépendance continentale aux combustibles fossiles pour bâtir un écosystème énergétique plus résilient.

K. V

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