L’Union africaine (UA) prend position. Elle soutient l’intégrité territoriale de la Somalie. Le bloc a tenu une réunion stratégique ce 12 février 2026. Lors de ce sommet, les dirigeants ont réitéré un message clair. La souveraineté de Mogadiscio est sacrée. Cette déclaration intervient dans un climat de fortes tensions diplomatiques. L'Éthiopie et la Somalie s'opposent …
Somalie : L’Union africaine défend fermement l’unité nationale

L’Union africaine (UA) prend position. Elle soutient l’intégrité territoriale de la Somalie. Le bloc a tenu une réunion stratégique ce 12 février 2026. Lors de ce sommet, les dirigeants ont réitéré un message clair. La souveraineté de Mogadiscio est sacrée. Cette déclaration intervient dans un climat de fortes tensions diplomatiques. L’Éthiopie et la Somalie s’opposent sur des questions de frontières. Moussa Faki Mahamat appelle au respect des tracés hérités de l’indépendance. Pour lui, la paix régionale dépend de cette stabilité.
Un refus net des accords avec les régions séparatistes
L’UA rejette les initiatives qui affaiblissent le gouvernement fédéral somalien. Elle vise directement le protocole d’accord entre l’Éthiopie et le Somaliland. Ce texte prévoit un accès à la mer pour Addis-Abeba. En échange, l’Éthiopie reconnaîtrait l’indépendance de cette province. Mogadiscio dénonce une agression flagrante. C’est une violation du droit international. L’Union africaine partage cette analyse. Elle craint un effet domino sur le continent. Plusieurs pays africains font face à des mouvements séparatistes. Un tel précédent serait dangereux pour tous.
L’organisation panafricaine insiste sur la charte de l’UA. Le dialogue doit rester l’unique voie de résolution. La reconnaissance unilatérale d’une entité non reconnue menace l’équilibre global. Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud reçoit ainsi un appui précieux. Ce soutien international renforce son autorité sur la scène mondiale. Les diplomates africains consultent désormais les Nations unies. Ils veulent empêcher une escalade militaire dans la Corne de l’Afrique. La médiation reste la priorité absolue du Conseil de paix et de sécurité.
La lutte contre Al-Shabaab exige une unité totale
La sécurité de la Somalie concerne toute l’Afrique. L’armée nationale combat chaque jour les terroristes d’Al-Shabaab. Ce groupe djihadiste reste une menace majeure pour la région. Une partition du pays affaiblirait les opérations militaires en cours. L’UA craint que les insurgés exploitent ces divisions politiques. Ils pourraient trouver refuge dans les zones de conflit. Par conséquent, la cohésion nationale est une arme stratégique. Une armée forte a besoin d’un commandement central unique et respecté.
Le passage de la mission ATMIS à la force AUSSOM approche. Cette transition sécuritaire est délicate. Elle nécessite une coordination parfaite entre Mogadiscio et ses alliés. Un gouvernement fédéral affaibli ne pourrait pas gérer ce transfert. L’Union africaine exhorte donc les États membres à la solidarité. Il faut soutenir la montée en puissance de l’armée somalienne. La lutte contre l’extrémisme ne supporte aucune faille territoriale. La stabilité de la Corne de l’Afrique en dépend directement.
La diplomatie pour sauver la coopération régionale
L’Union africaine privilégie désormais la médiation active. Elle veut apaiser les relations entre l’Éthiopie et la Somalie. Un conflit ouvert serait une catastrophe humanitaire. La région souffre déjà de graves crises climatiques. Les dirigeants africains proposent des solutions économiques alternatives. Ils encouragent l’utilisation légale des ports régionaux. On peut partager les ressources sans modifier les frontières. Cette approche multilatérale vise à protéger les intérêts de chaque nation. L’intérêt commun doit primer sur les ambitions nationalistes isolées.
L’avenir se joue dans les prochaines semaines. La fermeté de l’UA offre un levier diplomatique à Mogadiscio. Le respect des frontières protège l’équilibre de tout le continent africain. Mogadiscio doit maintenant transformer ce soutien en réformes internes. La paix durable exige des institutions transparentes et inclusives. L’organisation panafricaine restera vigilante sur l’évolution du dossier. Elle ne tolérera aucune remise en cause de l’unité somalienne. La souveraineté nationale n’est pas négociable dans cette crise.
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