Le président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a obtenu samedi une large réélection à la tête de son parti, le Pastef. Cette victoire politique majeure lui a servi de tribune pour lancer de fermes avertissements à ses opposants dans un climat de fortes tensions. Un congrès historique pour le parti au pouvoir Les délégués du …
Sénégal : réélu chef du Pastef, Ousmane Sonko met en garde ses adversaires

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a obtenu samedi une large réélection à la tête de son parti, le Pastef. Cette victoire politique majeure lui a servi de tribune pour lancer de fermes avertissements à ses opposants dans un climat de fortes tensions.
Un congrès historique pour le parti au pouvoir
Les délégués du Pastef se sont réunis à Diamniadio, près de Dakar, pour le tout premier congrès de l’organisation. Ousmane Sonko dirige cette formation politique depuis sa création en 2014. Grâce à ce vote, il conserve son poste de président pour un nouveau mandat de six ans. Face aux militants, il a souligné le poids de sa responsabilité. Il a rappelé la nécessité de structurer le parti afin d’inscrire leur projet politique dans la durée.
Rupture consommée entre la présidence et l’Assemblée
Ce congrès intervient deux ans après l’accession de la formation aux plus hautes responsabilités de l’État. Pour rappel, le président Bassirou Diomaye Faye avait remporté l’élection présidentielle de 2024 grâce au soutien du Pastef. Ousmane Sonko avait alors été écarté de la course électorale. Cependant, les relations se sont dégradées et le chef de l’État a limogé Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre le 22 mai dernier. Ce dernier a rebondi quelques jours plus tard en se faisant élire à la présidence de l’Assemblée nationale.
Une menace de censure sur le nouveau gouvernement
Devant ses partisans, le chef réélu a fermement dénoncé les tentatives de sabotage de sa révolution. Le Pastef a d’ailleurs choisi de boycotter le nouveau gouvernement nommé lundi par le président Faye. Cette décision a été maintenue malgré l’intégration de certains membres du parti au sein du ministère. Disposant de 130 sièges sur 165 à l’Assemblée, le Pastef possède la majorité absolue. Le parti peut donc renverser l’exécutif à tout moment par une motion de censure. De son côté, le président Faye conserve le droit de dissoudre l’Assemblée à partir de novembre 2026.
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