La violence politique secoue violemment l'État d'Edo ce mercredi 25 février 2026. Des individus armés ont pris d'assaut le secrétariat du parti African Democratic Congress (ADC) ainsi que la résidence privée du chef politique John Odigie-Oyegun. Cet incident brutal provoque une onde de choc à Benin City et aggrave les tensions sécuritaires à l'approche des …
Nigeria : Des assaillants attaquent le secrétariat de l’ADC et la résidence d’Odigie-Oyegun à Benin City

La violence politique secoue violemment l’État d’Edo ce mercredi 25 février 2026. Des individus armés ont pris d’assaut le secrétariat du parti African Democratic Congress (ADC) ainsi que la résidence privée du chef politique John Odigie-Oyegun. Cet incident brutal provoque une onde de choc à Benin City et aggrave les tensions sécuritaires à l’approche des prochaines échéances électorales.
Un raid violent en pleine réunion politique
L’attaque a débuté alors que les leaders du parti tenaient une réunion stratégique. Les assaillants ont forcé l’entrée du complexe et ont semé la terreur parmi les militants présents. Des témoins rapportent que ces individus portaient des armes sophistiquées et criaient des slogans menaçants. Ils ont vandalisé les bureaux, détruit le mobilier et saccagé les archives du parti. À l’extérieur, le commando a incendié plusieurs véhicules appartenant à des cadres de l’ADC.
Le point le plus inquiétant concerne la résidence de John Odigie-Oyegun, ancien gouverneur de l’État d’Edo. Les agresseurs ont ciblé son domicile presque simultanément, prouvant une coordination minutieuse de l’opération. L’ancien dirigeant se trouvait sur place au moment des faits. Fort heureusement, ses services de sécurité ont réagi avec rapidité pour le mettre à l’abri. Les gardes ont échangé des tirs avec les assaillants pendant plusieurs minutes avant que ces derniers ne prennent la fuite à bord de véhicules banalisés.
Peter Obi échappe de peu à l’agression
L’incident prend une dimension nationale, car Peter Obi, figure majeure de l’opposition nigériane, participait à cette rencontre. Le leader politique a quitté les lieux quelques instants seulement avant le début des tirs. Cette proximité temporelle laisse planer le doute sur une possible tentative de ciblage direct. Les partisans de Peter Obi dénoncent immédiatement un acte prémédité visant à intimider les voix dissidentes dans le pays.
La police de l’État d’Edo a déployé des unités de renfort sur les deux sites dès la fin des hostilités. Les enquêteurs interrogent actuellement les témoins et analysent les images des caméras de surveillance pour identifier les auteurs. Le commissaire de police assure que ses hommes traqueront les coupables jusque dans leurs derniers retranchements. Malgré ces promesses, la peur gagne les rangs des militants politiques locaux qui craignent une escalade de la violence.
Une menace pour la stabilité démocratique du Nigeria
Cette agression souligne la fragilité du climat politique au Nigeria en ce début d’année 2026. Les analystes pointent du doigt la résurgence des milices partisanes qui agissent pour le compte de commanditaires occultes. Cette attaque contre l’ADC et une figure comme Odigie-Oyegun fragilise les efforts de paix entamés par la Commission Électorale Nationale Indépendante (INEC).
Les réactions internationales ne se sont pas fait attendre. Plusieurs ambassades occidentales à Abuja condamnent cet usage de la force. Elles appellent le gouvernement fédéral nigérian à garantir la sécurité de tous les acteurs politiques, quel que soit leur camp. Pour de nombreux citoyens, cet acte de violence gratuite rappelle les heures sombres des crises électorales passées. La stabilité de l’État d’Edo, véritable carrefour stratégique du sud du pays, demeure désormais sous haute surveillance militaire.
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