Ghana : retour des premiers ressortissants évacués d’Afrique du Sud

Le premier vol d'évacuation des ressortissants ghanéens fuyant les tensions xénophobes en Afrique du Sud a atterri à Accra. Cet avion transportait 26 personnes libérées des prisons sud-africaines où elles purgeaient une peine pour violation de visa. Le ministre des Affaires étrangères a accueilli ce premier groupe dans une ambiance patriotique. Un plan de rapatriement …

Ghana xénophobe

Le premier vol d’évacuation des ressortissants ghanéens fuyant les tensions xénophobes en Afrique du Sud a atterri à Accra. Cet avion transportait 26 personnes libérées des prisons sud-africaines où elles purgeaient une peine pour violation de visa. Le ministre des Affaires étrangères a accueilli ce premier groupe dans une ambiance patriotique.

Un plan de rapatriement massif face aux violences

Le gouvernement ghanéen organise le départ de quelque 800 de ses citoyens installés en Afrique du Sud. Cette décision fait suite à une explosion de manifestations et d’agressions visant les étrangers. Les attaques touchent les migrants sans papiers mais aussi les personnes en situation régulière. De nombreux commerces tenus par des Ghanéens ont subi des pillages destructeurs. De plus, une vidéo montrant le lynchage présumé d’un ressortissant ghanéen a largement circulé sur internet, provoquant une vive indignation à Accra.

Le chômage comme moteur des tensions xénophobes

L’Afrique du Sud demeure la puissance économique la plus industrialisée du continent africain. Cette situation attire traditionnellement des milliers de travailleurs régionaux. Cependant, le pays traverse une crise sociale majeure avec un taux de chômage supérieur à 30 %. Cette précarité nourrit des vagues de xénophobie régulières. Un groupe de citoyens sud-africains a même lancé un ultimatum fixant l’expulsion des clandestins avant le 30 juin. Cette menace fait craindre des massacres similaires aux crises meurtrières du passé.

Une aide financière pour la réintégration des rapatriés

L’Autorité sud-africaine de gestion des frontières affirme que 90 % des personnes arrêtées n’avaient pas de documents légaux. La majorité des migrants avait dépassé la validité de leur visa de plusieurs mois ou années. En réponse, le haut-commissaire du Ghana critique la lenteur de l’administration sud-africaine pour renouveler les permis de séjour. Pour soutenir les arrivants, le ministre Samuel Okudzeto Ablakwa a annoncé le versement de deux enveloppes financières d’urgence. Ces allocations présidentielles couvriront les frais de transport et les dépenses de réintégration.

K. V

K. V

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