Économie : la Côte d’Ivoire réorganise la filière mangue après la suspension des exportations vers l’UE

Le secteur horticole ivoirien traverse une zone de turbulences. Depuis le 1er août 2026, la Côte d'Ivoire ne peut plus exporter ses mangues fraîches vers l'Union européenne. En effet, les autorités sanitaires européennes ont intercepté plusieurs cargaisons contaminées par la mouche des fruits. Face à ce coup dur, le gouvernement et les professionnels réagissent rapidement. …

Filière mangue

Le secteur horticole ivoirien traverse une zone de turbulences. Depuis le 1er août 2026, la Côte d’Ivoire ne peut plus exporter ses mangues fraîches vers l’Union européenne. En effet, les autorités sanitaires européennes ont intercepté plusieurs cargaisons contaminées par la mouche des fruits. Face à ce coup dur, le gouvernement et les professionnels réagissent rapidement. L’objectif est d’assainir la filière pour reprendre les livraisons dès la campagne de mars 2027.

Un plan de financement de 3,5 milliards de francs CFA et des sanctions ciblées

Pour remédier à cette crise, le ministère de l’Agriculture déploie un plan d’urgence. L’État débloque ainsi une enveloppe de 3,5 milliards de francs CFA, soit environ 5,33 millions d’euros. Ces fonds serviront à renforcer les traitements phytosanitaires sur l’ensemble du territoire. De plus, l’interprofession OIA Inter-Mangues reconnaît des failles dans le suivi de la qualité. Elle s’engage donc à durcir les contrôles à toutes les étapes de la chaîne.

Parallèlement, les autorités publiques appliquent des sanctions disciplinaires rigoureuses. Elles ont écarté neuf stations de conditionnement et quinze exportateurs de la filière. Cette décision vise à assainir le secteur en écartant les acteurs défaillants. Cependant, ces mesures fermes suscitent de vives inquiétudes chez les professionnels sanctionnés. En effet, ils craignent des répercussions sociales majeures sur les milliers d’emplois dépendants de cette activité.

Un marché européen vital pour l’économie agricole ivoirienne

L’enjeu économique s’avère particulièrement crucial pour le pays. L’Europe constitue le principal débouché international et le plus lucratif pour les producteurs locaux. En 2025, la Côte d’Ivoire y avait expédié 35 000 tonnes de mangues fraîches. Ce volume représentait alors un cinquième de sa récolte nationale.

Désormais, toute la filière se mobilise pour corriger ces manquements. La réussite de ces réformes déterminera la réouverture des frontières européennes au printemps prochain.

K. V

K. V

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