Douze victimes soudanaises ont déposé plainte mardi auprès de la justice kényane contre les Forces de soutien rapide (RSF). Cette démarche cible dix membres du groupe paramilitaire pour des actes de torture et des violences sexuelles. Il s'agit de la première action judiciaire hors du Soudan contre cette milice. Une procédure inédite sur le sol …
Soudan : des victimes d’atrocités portent plainte contre les RSF au Kenya

Douze victimes soudanaises ont déposé plainte mardi auprès de la justice kényane contre les Forces de soutien rapide (RSF). Cette démarche cible dix membres du groupe paramilitaire pour des actes de torture et des violences sexuelles. Il s’agit de la première action judiciaire hors du Soudan contre cette milice.
Une procédure inédite sur le sol kényan
L’organisation juridique internationale Legal Action Worldwide pilote cette procédure historique. La plainte déposée à Nairobi s’appuie sur la loi kényane de 2008 relative aux crimes internationaux. Les avocats demandent au procureur général d’ouvrir des enquêtes visant dix paramilitaires. Selon leurs informations, certains de ces suspects résideraient actuellement au Kenya. Cette démarche bouscule la diplomatie locale puisque le président kényan William Ruto entretient des liens réguliers avec le chef des RSF.
Des témoignages terrifiants de survivants
La plainte détaille les exactions commises à Khartoum entre avril 2023 et mars 2025. Durant cette période, la milice contrôlait entièrement la capitale soudanaise. Les victimes décrivent des détentions inhumaines, des viols collectifs ainsi que des tortures par décharges électriques. Les survivants expliquent que le système judiciaire soudanais est totalement inaccessible aujourd’hui. Le recours aux tribunaux kényans représente donc une opportunité rare d’obtenir justice.
Un groupe paramilitaire accusé de génocide
Les RSF combattent l’armée régulière soudanaise depuis plus de trois ans. Ce groupe est issu des milices Janjaouid, tristement célèbres pour les massacres commis au Darfour dans les années 2000. L’ONU et les États-Unis accusent régulièrement cette faction de crimes contre l’humanité et de génocide. En trois ans, cette guerre civile a causé la mort d’au moins 59 000 personnes. Elle a également provoqué la plus grande crise humanitaire mondiale en touchant 34 millions d’habitants.
Restez informé(e) de nos actualités et offres
Abonnez-vous à notre newsletter
Thank you for subscribing to the newsletter.
Oups. Un problème est survenu. Veuillez réessayer.




