Le cinéma mondial perd l'un de ses plus grands poètes de l'errance. Le réalisateur Tony Gatlif est décédé mercredi 2 septembre 2026 à l'âge de 77 ans, a annoncé sa famille à l'AFP ce vendredi. Le cinéaste s'est éteint à Arles des suites d'un problème de santé, alors qu'il préparait activement un nouveau projet de …
Décès à 77 ans de Tony Gatlif, réalisateur emblématique de « Gadjo Dilo » et chantre du peuple rom

Le cinéma mondial perd l’un de ses plus grands poètes de l’errance. Le réalisateur Tony Gatlif est décédé mercredi 2 septembre 2026 à l’âge de 77 ans, a annoncé sa famille à l’AFP ce vendredi. Le cinéaste s’est éteint à Arles des suites d’un problème de santé, alors qu’il préparait activement un nouveau projet de film historique.
Une vie et une œuvre guidées par la culture tzigane
Le futur réalisateur est né Michel Dahamani le 10 septembre 1948 en Algérie. Son père était kabyle et sa mère gitane. Sa jeunesse a été marquée par la violence et le déracinement. Plus tard, il est arrivé en France. Il s’est alors construit un destin hors du commun. Après un passage salvateur en Camargue, il s’est tourné vers le théâtre.
Tout au long de sa carrière, Tony Gatlif a signé une vingtaine de longs métrages, s’imposant comme le grand chantre de la cause et de la culture gitane sur grand écran :
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« Latcho Drom » (1993) : Une fresque musicale magistrale retraçant l’histoire et l’exil des peuples roms à travers le monde.
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« Gadjo Dilo » (1997) : Son œuvre la plus célèbre, qui met en scène Romain Duris dans un village roumain, porté par une partition musicale poignante.
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« Exils » (2004) : Un voyage initiatique qui lui a valu le prestigieux prix de la mise en scène au Festival de Cannes.
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« Vengo » (2000) et « Djam » (2017) : Des explorations vibrantes du flamenco et du rebétiko, illustrant son amour viscéral pour les musiques de l’âme.
Un cinéaste de la liberté et de l’exil
Ses histoires s’ancraient profondément dans le réalisme social. Elles filmaient le mouvement, la liberté et les marges. Cette démarche s’appuyait sur une énergie brute et incandescente. Sur X, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, a salué un artiste d’exception. Il aimait les chemins de traverse, l’effacement des frontières et ces vies oubliées. Pour lui faire leurs adieux, ses proches ont choisi le titre de son chef-d’œuvre. Ils lui ont souhaité « Latcho Drom », la bonne route.
Son dernier long métrage, intitulé « Ange », était sorti en salles en 2025.
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