La Grande Île enrichit son calendrier républicain d'un nouveau symbole politique. Ce mercredi 14 octobre 2026, Madagascar a célébré pour la première fois la « Fête de la Liberté », désormais hissée au rang de fête nationale. Cette date commémore officiellement la proclamation de la première République en 1958. Cependant, cette commémoration marque également le …
Madagascar : un an après sa prise de pouvoir, le colonel Randrianirina célèbre la « Fête de la Liberté »

La Grande Île enrichit son calendrier républicain d’un nouveau symbole politique. Ce mercredi 14 octobre 2026, Madagascar a célébré pour la première fois la « Fête de la Liberté », désormais hissée au rang de fête nationale. Cette date commémore officiellement la proclamation de la première République en 1958. Cependant, cette commémoration marque également le premier anniversaire de l’arrivée au pouvoir du colonel Michaël Randrianirina. Pour l’occasion, le chef de l’État s’est rendu à Anahidrano, village natal du premier président Philibert Tsiranana.
Une quête de légitimité historique et un discours souverainiste
Ce déplacement dans le nord-ouest du pays revêt une portée stratégique majeure. En rendant hommage au père de l’indépendance, le nouvel exécutif cherche à s’inscrire dans une forme de continuité historique. Selon plusieurs analystes politiques, cette démarche vise à légitimer un pouvoir issu d’une transition hors du cadre constitutionnel. Sur place, Michaël Randrianirina a prononcé un discours ferme. Il a notamment appelé la population à se détacher de ce qu’il qualifie de nouvelles formes de colonisation.
Par ailleurs, le chef de la transition a vivement défendu ses orientations en matière de politique étrangère. Madagascar suscite en effet les convoitises de plusieurs grands partenaires internationaux. Tandis que la Russie propose une coopération militaire accrue et que la Chine consolide ses investissements, la France a récemment promis des équipements à l’armée malgache. Face aux critiques sur ses alliances, le président a revendiqué la pleine souveraineté de l’État dans le choix de ses partenaires économiques et diplomatiques.
Un chantier de transition politique encore incomplet
Malgré la portée symbolique de ces célébrations, le bilan de cette première année de transition suscite des attentes considérables. Les engagements initiaux prévoyaient une grande concertation nationale afin d’élaborer une nouvelle Constitution. Néanmoins, les travaux préparatoires accusent un retard sensible sur le calendrier annoncé.
Si la tenue d’élections générales demeure officiellement programmée pour l’année 2027, le climat politique reste suspendu aux intentions du chef de l’État. En effet, le colonel Michaël Randrianirina n’a toujours pas précisé s’il compte se porter candidat lors de ce futur scrutin présidentiel.
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