Le silence persiste autour du chef de l'État camerounais. Parti le 7 juin dernier pour un séjour privé en Europe, Paul Biya demeure introuvable plus de quarante jours plus tard, provoquant une montée des tensions politiques dans le pays. Un séjour prolongé et des spéculations sanitaires Initialement présenté comme une courte escapade, le déplacement présidentiel …
Cameroun : L’absence prolongée de Paul Biya suscite de vives interrogations à Yaoundé

Le silence persiste autour du chef de l’État camerounais. Parti le 7 juin dernier pour un séjour privé en Europe, Paul Biya demeure introuvable plus de quarante jours plus tard, provoquant une montée des tensions politiques dans le pays.
Un séjour prolongé et des spéculations sanitaires
Initialement présenté comme une courte escapade, le déplacement présidentiel s’est étiré dans le temps. Âgé de 93 ans, le dirigeant se trouverait en Suisse, selon des révélations de Jeune Afrique publiées début juillet, afin de recevoir des soins médicaux dans une clinique privée de Genève. Une partie de sa proche famille l’accompagnerait dans cette villégiature lointaine. En l’absence de communications officielles régulières, les citoyens camerounais s’interrogent sur l’état réel de santé de leur président.
La classe politique divisée face à la situation
Face à ce vide communicationnel, l’opposition monte au créneau. Le député Jean Michel Nintcheu et le juriste Jean Calvin Aba’a Oyono ont exigé que le Conseil constitutionnel constate officiellement la vacance du pouvoir. Dans la même optique, l’Union démocratique du Cameroun réclame de la transparence pour préserver la stabilité institutionnelle.
Le parti au pouvoir tente de désamorcer la crise. Christophe Mien Zok en est un haut responsable au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Il a affirmé avec force dans un éditorial que le président tenait toujours les rênes. De plus, il a comparé le dirigeant à un lion qui demeure aux commandes de la nation.
Restez informé(e) de nos actualités et offres
Abonnez-vous à notre newsletter
Thank you for subscribing to the newsletter.
Oups. Un problème est survenu. Veuillez réessayer.




