Le sort de l'opposant ougandais Kizza Besigye suscite une immense inquiétude. À l'âge de 70 ans, l'ancien médecin personnel du président Yoweri Museveni se trouve dans un état critique. En effet, des militants des droits humains kényans et ougandais ont dénoncé une situation dramatique ce mardi. Selon eux, la responsabilité de son état de santé …
Ouganda : la santé critique de l’opposant Kizza Besigye provoque une vive indignation

Le sort de l’opposant ougandais Kizza Besigye suscite une immense inquiétude. À l’âge de 70 ans, l’ancien médecin personnel du président Yoweri Museveni se trouve dans un état critique. En effet, des militants des droits humains kényans et ougandais ont dénoncé une situation dramatique ce mardi. Selon eux, la responsabilité de son état de santé incombe directement aux gouvernements impliqués dans son enlèvement.
Un enlèvement controversé et une détention sous haute tension
L’affaire remonte à novembre 2024. Kizza Besigye avait été mystérieusement enlevé lors d’un déplacement à Nairobi, au Kenya, avant de réapparaître incarcéré en Ouganda. Par la suite, la diplomatie kényane avait admis avoir coopéré avec Kampala pour cette extradition extrajudiciaire, invoquant un prétendu intérêt national.
Transféré devant une cour martiale pour des accusations de trahison, l’opposant a finalement obtenu un renvoi devant une juridiction civile grâce à la plus haute juridiction ougandaise. Cependant, sa santé s’est rapidement détériorée en prison.
De multiples hospitalisations sur fond de répression
L’urgence a contraint les autorités à évacuer l’opposant très affaibli de sa prison de Kampala vers un hôpital proche de la capitale. Son épouse, Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’Onusida, avait déjà dénoncé un complot ourdi par le pouvoir pour éliminer son mari. Les geôliers ont ainsi hospitalisé Kizza Besigye pour la quatrième fois depuis le début de sa détention. Fin juillet, un évanouissement en plein tribunal l’avait déjà conduit en soins intensifs.
Face à cette situation alarmante, des coalitions de défense des droits humains montent au créneau. Des militants exigent que les dirigeants kényans, dont le président William Ruto, rendent des comptes pour leur complicité dans cette arrestation illégale. Une manifestation est d’ailleurs prévue jeudi pour exiger son sauvetage immédiat. Cette affaire s’inscrit dans un contexte de répression politique accrue en Ouganda, où l’armée, dirigée par le général Muhoozi Kainerugaba, multiplie les arrestations d’opposants.
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