Kenya : deux hommes inculpés pour trafic de fourmis à Nairobi

Un ressortissant chinois et un Kényan font face à la justice à Nairobi ce mercredi 18 mars 2026. Le tribunal de l'aéroport international Jomo Kenyatta les inculpe pour trafic illégal d'espèces sauvages. Les deux hommes ont plaidé non coupables devant la magistrate Irene Gichobi. Ils risquent de lourdes peines de prison pour avoir tenté d'exporter …

Justice

Un ressortissant chinois et un Kényan font face à la justice à Nairobi ce mercredi 18 mars 2026. Le tribunal de l’aéroport international Jomo Kenyatta les inculpe pour trafic illégal d’espèces sauvages. Les deux hommes ont plaidé non coupables devant la magistrate Irene Gichobi. Ils risquent de lourdes peines de prison pour avoir tenté d’exporter plus de 2 000 insectes sans autorisation.

Une saisie massive de spécimens vivants

L’arrestation des deux suspects remonte au 10 mars 2026. Les autorités ont découvert une cargaison surprenante dans leurs bagages. Les prévenus transportaient 1 948 fourmis de jardin conservées dans des tubes spécialisés. Ils dissimulaient également 300 autres spécimens dans des rouleaux de papier toilette. Cette méthode de transport visait à contourner les contrôles de sécurité de l’aéroport.

L’accusation souligne que les prévenus ne possédaient aucun permis de commercialisation. La loi kényane protège strictement l’ensemble de sa faune, y compris les insectes. Le commerce d’espèces vivantes sans autorisation constitue une infraction grave. Les suspects affirment de leur côté qu’ils ignoraient le caractère illégal de leur activité. Ils voyaient en ces fourmis une simple opportunité économique d’exportation.

Des peines sévères pour protéger la biodiversité

Le système judiciaire kényan ne prend pas ce trafic à la légère. Pour le commerce illégal, les accusés risquent un an de prison et une amende d’un million de shillings. La charge de complot criminel est encore plus lourde. Elle peut entraîner jusqu’à sept ans de détention ferme sans possibilité d’amende. Le tribunal a ordonné le maintien en détention provisoire des deux hommes en attendant leur procès.

Cette affaire illustre la vigilance accrue du Kenya contre le biopiratage. Le pays protège ses ressources génétiques et sa biodiversité contre l’exploitation sauvage. L’exportation d’insectes vers l’étranger alimente souvent des marchés de collectionneurs ou de laboratoires de recherche. Le procès complet permettra de déterminer l’ampleur exacte de ce réseau de trafic d’insectes.

K. V

K. V

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