Près de Durban, des milliers de ressortissants malawites vivent dans un campement de fortune dans l’attente d’un retour vers leur pays. Cette situation fait suite à plusieurs semaines de violences xénophobes attribuées à des groupes hostiles à l’immigration. Face à la montée des tensions, plusieurs États africains ont lancé des opérations de rapatriement volontaire de …
Afrique du Sud : les tensions provoquent un exode de ressortissants malawites

Près de Durban, des milliers de ressortissants malawites vivent dans un campement de fortune dans l’attente d’un retour vers leur pays. Cette situation fait suite à plusieurs semaines de violences xénophobes attribuées à des groupes hostiles à l’immigration. Face à la montée des tensions, plusieurs États africains ont lancé des opérations de rapatriement volontaire de leurs ressortissants.
Les violences poussent des milliers de migrants au départ
Aux abords de Durban, des files d’attente se sont formées devant un camp destiné à accueillir les personnes souhaitant quitter l’Afrique du Sud. Vendredi soir, plus de 2 000 personnes attendaient encore d’être enregistrées à l’extérieur du site, tandis que des milliers d’autres se trouvaient déjà à l’intérieur.
Selon les informations communiquées, au moins trois ressortissants malawites ont perdu la vie dans les violences qui secouent plusieurs localités. Ces tensions sont alimentées depuis plusieurs semaines par des groupes opposés à l’immigration.
Un ressortissant malawite, qui a souhaité conserver l’anonymat, décrit un climat marqué par les menaces et le harcèlement. Il explique avoir quitté son quartier après avoir craint pour sa sécurité, affirmant que des habitants menaçaient de s’en prendre aux étrangers. Son objectif est désormais de rejoindre le Malawi avec les autres membres de sa communauté.
Ces témoignages illustrent les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux migrants, qui choisissent de quitter le pays par crainte de nouvelles violences.
Une mobilisation régionale pour organiser les retours
Les autorités indiquent que 15 162 ressortissants malawites ont fait l’objet d’une procédure d’expulsion ou de rapatriement. Selon les données communiquées, 90 % d’entre eux se trouvaient en situation irrégulière ou détenaient des passeports arrivés à expiration.
Face à cette crise, plusieurs pays africains ont organisé des opérations de rapatriement volontaire. Le Malawi, le Ghana, le Nigeria, le Mozambique, le Zimbabwe, le Kenya et la République démocratique du Congo ont ainsi facilité le retour de milliers de leurs ressortissants.
Les autorités sud-africaines ont, de leur côté, annoncé qu’elles prendraient des mesures pour empêcher toute tentative de déstabilisation lors des manifestations anti-immigration prévues mardi.
Cette situation rappelle les conséquences humaines des violences xénophobes et les défis qu’elles posent à la fois aux pays d’accueil et aux États d’origine des migrants. Les opérations de rapatriement engagées illustrent la coopération régionale mise en place pour apporter une réponse à cette crise, tandis que les autorités sud-africaines cherchent à éviter une nouvelle escalade des tensions.
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