Le gouvernement égyptien impose un "couvre-feu commercial" depuis ce samedi 28 mars 2026. Magasins, restaurants et centres commerciaux doivent désormais fermer leurs portes dès 21 heures. Cette décision radicale vise à réduire une facture énergétique devenue insupportable. La guerre au Moyen-Orient a effectivement fait exploser les coûts d'importation de l'énergie pour Le Caire. Une explosion …
Égypte : un couvre-feu commercial face à la crise

Le gouvernement égyptien impose un « couvre-feu commercial » depuis ce samedi 28 mars 2026. Magasins, restaurants et centres commerciaux doivent désormais fermer leurs portes dès 21 heures. Cette décision radicale vise à réduire une facture énergétique devenue insupportable. La guerre au Moyen-Orient a effectivement fait exploser les coûts d’importation de l’énergie pour Le Caire.
Une explosion vertigineuse des coûts énergétiques
Tout d’abord, les chiffres officiels illustrent l’ampleur du choc financier. La facture mensuelle d’énergie de l’Égypte est passée de 560 millions à 1,65 milliard de dollars. Cette hausse brutale découle directement des tensions sur le détroit d’Ormuz. En conséquence, les autorités ont déjà augmenté le prix des carburants de 30 % au début du mois de mars.
Par ailleurs, le gouvernement espère que ces fermetures nocturnes limiteront la consommation d’électricité nationale. Cette mesure de sobriété forcée doit protéger les réserves de change du pays. Cependant, cette stratégie ressemble à une « pilule amère » pour les acteurs économiques locaux. Le secteur privé craint effectivement un ralentissement durable de la croissance.
Le secteur du tourisme exprime ses vives inquiétudes
Les commerçants et restaurateurs dénoncent une décision déconnectée de la réalité du terrain. Ahmed Ali, propriétaire d’un magasin, explique que les touristes commencent souvent leurs achats en soirée. Fermer à 21 heures pénalise directement le chiffre d’affaires et la gestion des salaires. Les extensions prévues jusqu’à 22 heures les week-ends semblent insuffisantes pour calmer la grogne.
Les bijoutiers et restaurateurs rappellent que l’Égypte vit traditionnellement la nuit. Remon Wagieh avertit que cette mesure pourrait ternir l’image du pays auprès des visiteurs internationaux. Finalement, le succès de ce plan dépendra de la capacité du gouvernement à équilibrer rigueur budgétaire et vitalité commerciale. L’économie égyptienne joue ici sa résilience face à une crise régionale qui s’installe.
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