Éthiopie : 17 passeurs arrêtés dans un vaste réseau de trafic de migrants

Les autorités éthiopiennes annoncent un nouveau coup de filet contre les filières de migration clandestine. La police a arrêté 17 hommes accusés d'avoir organisé un important réseau de trafic d'êtres humains, impliqué dans l'acheminement de dizaines de milliers de migrants vers l'Arabie saoudite via Djibouti et le Yémen. Les suspects sont également poursuivis pour extorsion, …

Éthiopie : 17 passeurs arrêtés dans un vaste réseau de trafic de migrants

Les autorités éthiopiennes annoncent un nouveau coup de filet contre les filières de migration clandestine. La police a arrêté 17 hommes accusés d’avoir organisé un important réseau de trafic d’êtres humains, impliqué dans l’acheminement de dizaines de milliers de migrants vers l’Arabie saoudite via Djibouti et le Yémen. Les suspects sont également poursuivis pour extorsion, actes de torture et viols.

Un réseau soupçonné d’avoir exploité plus de 40 000 migrants

D’après les enquêteurs, le réseau était dirigé par Mohammed Tahir Aden, connu sous le surnom de « Wordi ». Les 17 personnes interpellées auraient joué un rôle clé dans cette organisation, accusée d’avoir fait transiter plus de 40 000 migrants vers l’Arabie saoudite.

Les autorités les soupçonnent également d’être liés à la mort de plus de 60 migrants et d’avoir extorqué près de cinq millions d’euros à leurs victimes. Selon les investigations, des migrants étaient retenus dans des entrepôts au Yémen, où ils auraient subi des actes de torture afin de contraindre leurs familles à verser des rançons.

Cette opération s’inscrit dans une campagne menée par les forces de sécurité éthiopiennes pour démanteler les réseaux criminels spécialisés dans le trafic de migrants.

Les autorités renforcent leurs enquêtes sur les filières transnationales

Depuis un an, les services d’enquête concentrent davantage leurs efforts sur les circuits financiers utilisés par les passeurs afin d’identifier l’ensemble des acteurs impliqués dans ces réseaux.

Cette affaire constitue la quatrième enquête d’envergure rendue publique depuis le début de l’année. En janvier, les autorités avaient annoncé l’arrestation de 22 personnes soupçonnées d’avoir organisé le transfert de 1 800 migrants vers la Libye. En avril, un autre réseau avait été accusé d’avoir facilité le passage de plus de 3 000 personnes vers cette même destination.

Les autorités éthiopiennes indiquent avoir renforcé leur coopération avec le ministère de la Justice, les services de renseignement ainsi que plusieurs partenaires étrangers afin de mieux lutter contre les réseaux transnationaux de trafic d’êtres humains et leurs circuits de financement.

La Rédaction

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