La police sud-africaine a arrêté Kémi Séba le lundi 13 avril 2026 à Pretoria. L'activiste panafricaniste se trouvait dans un centre commercial en compagnie de son fils de 18 ans, Khonsou Seba Capo Chichi. Les autorités ont également appréhendé un complice présumé, François van der Merwe. Ce dernier aurait servi de passeur pour aider l'activiste …
Kemi Seba : les raisons de son arrestation

La police sud-africaine a arrêté Kémi Séba le lundi 13 avril 2026 à Pretoria. L’activiste panafricaniste se trouvait dans un centre commercial en compagnie de son fils de 18 ans, Khonsou Seba Capo Chichi. Les autorités ont également appréhendé un complice présumé, François van der Merwe. Ce dernier aurait servi de passeur pour aider l’activiste à franchir illégalement la frontière avec le Zimbabwe. Le groupe projetait ensuite de rejoindre un pays européen avant cette interception brutale.
Une tentative de fuite par le Zimbabwe
Kémi Séba tentait de voyager clandestinement au moment de son interpellation. Selon le communiqué de la police locale, le président de l’ONG Urgences Panafricanistes attendait de passer illégalement par le Zimbabwe. Les enquêteurs soupçonnent François van der Merwe d’avoir reçu des pots-de-vin pour organiser ce transit secret. Actuellement placés en garde à vue, les trois suspects doivent comparaître devant un juge le 20 avril prochain. Cette arrestation marque un coup d’arrêt pour le leader anti-français qui multipliait les déplacements ces derniers mois.
La situation de son fils Khonsou préoccupe également ses partisans. Bien qu’il soit majeur, son implication dans la logistique de fuite de son père l’expose à des poursuites sérieuses. La police sud-africaine souligne la gravité des faits reprochés aux prévenus. Pour l’heure, aucune mise en liberté sous caution n’est envisagée avant la première audience. Le passeur présumé reste lui aussi derrière les barreaux en attendant que la lumière soit faite sur les conditions financières de cette opération clandestine.
La menace d’une extradition vers le Bénin
Les nouvelles s’assombrissent pour Kémi Séba car il fait l’objet d’une procédure d’extradition. Le Bénin a émis un mandat d’arrêt international contre lui suite au coup d’État déjoué du 7 décembre 2025 à Cotonou. Les autorités béninoises l’accusent d’incitation à la rébellion et d’atteinte à la sûreté de l’État. Par ailleurs, Pretoria présente Séba comme un fugitif recherché à la fois en France et au Bénin pour des activités criminelles graves. La justice sud-africaine examine donc les fondements juridiques pour un éventuel renvoi vers son pays d’origine.
L’activiste a déjà connu de nombreuses interpellations en Côte d’Ivoire ou au Bénin par le passé. Cependant, le contexte actuel de détention provisoire pour « crimes contre l’État » suggère une issue plus incertaine cette fois-ci. Le gouvernement béninois suit de très près l’évolution du dossier à Pretoria. La comparution du 20 avril sera déterminante pour l’avenir de Kémi Séba. Si l’extradition est validée, il devra répondre de ses actes devant les tribunaux de Cotonou, risquant de lourdes peines de prison.
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