Kenya : répression policière lors des manifestations du « Saba Saba »

À Nairobi, la police kenyane a dispersé par la force des militants rassemblés pour la journée commémorative du "Saba Saba". Malgré une interdiction formelle, des citoyens ont bravé les autorités pour réclamer des réformes démocratiques et protester contre la situation actuelle du pays. Une mobilisation sous haute surveillance Les forces de l'ordre ont bloqué les …

Saba saba

À Nairobi, la police kenyane a dispersé par la force des militants rassemblés pour la journée commémorative du « Saba Saba ». Malgré une interdiction formelle, des citoyens ont bravé les autorités pour réclamer des réformes démocratiques et protester contre la situation actuelle du pays.

Une mobilisation sous haute surveillance

Les forces de l’ordre ont bloqué les axes routiers de la capitale pour empêcher tout rassemblement. Elles ont ensuite interpellé de nombreux manifestants présents dans le centre-ville. Ces derniers contestaient le déploiement massif de sécurité, rappelant leur droit constitutionnel à manifester. Le « Mouvement pour la justice économique » avait pourtant planifié un défilé pacifique pour célébrer l’anniversaire du 7 juillet 1990.

Un climat de tension sociale grandissant

Depuis deux ans, le « Saba Saba » incarne désormais un rejet plus large de la corruption et des difficultés économiques. Des personnalités publiques, comme l’avocat James Orengo, dénoncent une dégradation des libertés. Ils évoquent des enlèvements récurrents, des exécutions extrajudiciaires et des procédures judiciaires arbitraires. Sur le terrain, les organisations de défense des droits humains font état d’un épuisement général au sein de la population.

Les relations conflictuelles entre le pouvoir et la presse

Le gouvernement du président William Ruto adopte une position ferme face à toute forme de contestation. Récemment, le chef de l’État a critiqué publiquement le journal The Standard pour sa ligne éditoriale. Cette pression inquiète la communauté internationale. Le Comité pour la protection des journalistes a ainsi exigé l’ouverture d’une enquête. Cette demande survient après la tentative d’enlèvement d’un journaliste chevronné par des hommes armés, peu après les reproches du président.

K. V

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