Mali : l’armée malienne et ses supplétifs russes reprennent le contrôle de Kidal après le retrait du FLA

Le rapport de force bascule dans le nord du Mali. Les forces armées maliennes, accompagnées de leurs partenaires russes de l'Africa Corps ainsi que des milices supplétives du MSA et du Gatia, ont fait leur entrée dans la ville de Kidal le mardi 6 octobre 2026. Cette avancée majeure fait suite à une offensive d'envergure …

armée malienne

Le rapport de force bascule dans le nord du Mali. Les forces armées maliennes, accompagnées de leurs partenaires russes de l’Africa Corps ainsi que des milices supplétives du MSA et du Gatia, ont fait leur entrée dans la ville de Kidal le mardi 6 octobre 2026. Cette avancée majeure fait suite à une offensive d’envergure préparée tout le week-end depuis les bases arrière d’Anéfis et d’Aguelhoc. Les rebelles indépendantistes du Front de libération de l’Azawad avaient conquis cette position stratégique en avril dernier, aux côtés des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmanes lié à al-Qaïda. Toutefois, face à la pression militaire, l’entrée des troupes gouvernementales s’est déroulée sans le moindre affrontement direct.

Une offensive aéroterrestre d’envergure et un repli indépendantiste

Une impressionnante colonne d’environ 120 véhicules avait quitté Anéfis en milieu de matinée pour converger vers la cité rebelle. Dans un communiqué officiel diffusé à la mi-journée, l’état-major malien a revendiqué pour la toute première fois ces opérations aéroterrestres menées conjointement avec ses alliés russes. L’objectif affiché consiste à neutraliser les sanctuaires terroristes tout en restaurant la sécurité et la liberté de circulation des populations civiles. En revanche, la communication militaire est demeurée totalement muette concernant les mouvements précis de ce convoi terrestre.

De son côté, le Front de libération de l’Azawad a officialisé sa décision à travers un communiqué publié dans l’après-midi. Le mouvement indépendantiste qualifie son départ de « repli stratégique » motivé par le souci de préserver les vies des rares habitants restés sur place. Les dirigeants séparatistes évoquent une manœuvre opérationnelle temporaire destinée à sauvegarder leurs ressources logistiques et humaines. Par conséquent, les forces loyalistes se trouvent investies d’un champ libre pour réoccuper cette place forte symbolique, effaçant l’humiliation de la débâcle subie au printemps précédent.

Une cité fantôme et une guerre des communications

La reconquête de Kidal s’effectue cependant au cœur d’un paysage urbain largement dévasté et vidé de sa substance. Dès 2023, la population avait majoritairement fui l’arrivée des troupes gouvernementales et des sous-traitants de sécurité russes. Les hostilités menées ces derniers mois ont accentué ce exode. Depuis l’éviction de l’armée en avril, la cité subissait de surcroît des bombardements réguliers. Les frappes aériennes et les attaques de drones s’étaient d’ailleurs intensifiées dès le dimanche 4 octobre, ciblant également la localité de Tinzaouatène près de la frontière algérienne.

Tandis que l’état-major assure avoir ciblé des positions terroristes avec une grande précision, le FLA dénonce vigoureusement des raids aveugles. Les indépendantistes affirment que les bombes ont détruit des infrastructures civiles, visant des habitations, des commerces et même une gare routière fréquentée par des migrants et des orpailleurs. Ces bilans contradictoires restent impossibles à certifier de source indépendante, illustrant la violence d’un conflit où l’information demeure une arme stratégique de premier plan.

K. V

K. V

Restez informé(e) de nos actualités et offres

Abonnez-vous à notre newsletter

Thank you for subscribing to the newsletter.

Oups. Un problème est survenu. Veuillez réessayer.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *