La revalorisation progressive du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) continue de produire ses effets au Maroc. Selon un état des lieux publié le 4 août 2026 par APA-Rabat, le Royaume occupe désormais la deuxième place en Afrique pour le niveau du salaire minimum légal, après l'entrée en vigueur de la dernière tranche de hausse prévue …
Maroc : la hausse du salaire minimum repositionne le pays parmi les mieux rémunérés d’Afrique

La revalorisation progressive du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) continue de produire ses effets au Maroc. Selon un état des lieux publié le 4 août 2026 par APA-Rabat, le Royaume occupe désormais la deuxième place en Afrique pour le niveau du salaire minimum légal, après l’entrée en vigueur de la dernière tranche de hausse prévue par l’accord social signé en 2024.
Au-delà du classement continental, cette progression traduit la volonté des autorités marocaines de renforcer le pouvoir d’achat des salariés tout en poursuivant le dialogue social avec les organisations patronales et syndicales.
Une revalorisation progressive du SMIG
La nouvelle position du Maroc résulte de l’application de la seconde tranche de l’augmentation de 10 % du SMIG négociée entre le gouvernement, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et les centrales syndicales.
Entrée en vigueur le 1er janvier 2026, cette mesure porte le salaire minimum mensuel dans les secteurs non agricoles à environ 3 111 dirhams pour une durée de travail de référence de 191 heures.
Cette hausse s’inscrit dans un processus engagé depuis plusieurs années. Après une première augmentation de 5 % en 2022, suivie d’un nouveau relèvement en 2023, le Maroc poursuit ainsi une politique de revalorisation graduelle des revenus les plus modestes.
Un équilibre entre pouvoir d’achat et compétitivité
Si cette évolution améliore les revenus des salariés concernés, elle soulève également des interrogations sur son impact pour les entreprises.
Les secteurs fortement consommateurs de main-d’œuvre devront absorber une hausse de leurs charges salariales, tandis que les exportateurs restent attentifs aux effets sur leur compétitivité face aux autres économies africaines.
L’OCDE souligne que les augmentations du salaire minimum contribuent au soutien du pouvoir d’achat, tout en rappelant l’importance d’accompagner ces mesures par des gains de productivité et des politiques favorisant l’emploi afin de préserver la compétitivité de l’économie.
Un nouveau point d’appui pour le dialogue social
Ce positionnement du Maroc parmi les pays africains offrant les salaires minimums les plus élevés devrait alimenter les prochaines négociations entre l’État, les syndicats et les représentants des employeurs.
Les partenaires sociaux devront désormais trouver un équilibre entre les attentes des travailleurs en matière de rémunération, les capacités financières des entreprises et les objectifs de croissance économique.
La progression du Royaume dans ce classement continental illustre ainsi une évolution des politiques salariales marocaines, mais ouvre également un nouveau débat sur les leviers nécessaires pour conjuguer amélioration des revenus, création d’emplois et compétitivité industrielle.
Restez informé(e) de nos actualités et offres
Abonnez-vous à notre newsletter
Thank you for subscribing to the newsletter.
Oups. Un problème est survenu. Veuillez réessayer.




