Le Parti authenticité et modernité (PAM) a remporté les élections législatives de mercredi au Maroc. Cette formation politique, qui fait partie de l'actuelle coalition gouvernementale, s'impose en tête du scrutin. Toutefois, ce dernier se caractérise par un taux de participation au plus bas depuis près de vingt ans. Les résultats provisoires du scrutin Selon les …
Maroc : le PAM remporte les législatives dans un contexte de participation historiquement basse

Le Parti authenticité et modernité (PAM) a remporté les élections législatives de mercredi au Maroc. Cette formation politique, qui fait partie de l’actuelle coalition gouvernementale, s’impose en tête du scrutin. Toutefois, ce dernier se caractérise par un taux de participation au plus bas depuis près de vingt ans.
Les résultats provisoires du scrutin
Selon les données provisoires communiquées par le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, le PAM obtient 97 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants.
-
Rassemblement national des indépendants (RNI) : Le parti du chef de gouvernement sortant Aziz Akhannouch arrive en deuxième position avec 66 sièges, essuyant une perte d’une trentaine de sièges par rapport au scrutin de 2021.
-
Parti de l’Istiqlal : Également membre de la coalition en place, la formation décroche la troisième place avec 65 sièges.
-
Parti de la justice et du développement (PJD) : Dans l’opposition, le parti islamiste réalise une forte progression en quadruplant son score pour atteindre 54 sièges, contre 13 lors de la précédente mandature.
Défiance citoyenne et contestation sociale
Le taux de participation s’établit à 38,1 %. Ce chiffre reflète une profonde défiance envers la classe politique ainsi que des inquiétudes persistantes concernant le chômage et les inégalités sociales.
Ce climat électoral intervient peu après la crise migratoire de Ceuta, qui a mis en lumière le manque de perspectives de la jeunesse marocaine. Par ailleurs, les investissements massifs consentis pour le Mondial 2030, coorganisé avec l’Espagne et le Portugal, suscitent des critiques. Une partie de la population juge ces dépenses en décalage total avec les urgences socio-territoriales, telles que la défaillance des services publics et l’enclavement rural.
Perspectives politiques et nouveaux défis
Le futur chef ou la future cheffe du gouvernement sera issu du PAM, vainqueur du scrutin, puis nommé par le roi Mohammed VI pour former un exécutif de coalition d’une durée de cinq ans.
Durant la campagne, le parti a pris des engagements économiques forts. Il promet d’atteindre une croissance moyenne de 5 % par an, de maintenir l’inflation à 2 % pour protéger le pouvoir d’achat et de créer au moins un million d’emplois. En l’absence de leader unique, Fatima Ezzahra Mansouri, maire de Marrakech et ministre, est fortement pressentie par les médias locaux pour potentiellement devenir la première femme à diriger le gouvernement marocain.
Restez informé(e) de nos actualités et offres
Abonnez-vous à notre newsletter
Thank you for subscribing to the newsletter.
Oups. Un problème est survenu. Veuillez réessayer.




