Au lendemain de la validation par la Cour constitutionnelle congolaise d’une loi référendaire controversée, de nombreux habitants de Kinshasa affichent leur soutien à cette réforme. Cette décision ravive les débats sur l'avenir politique du pays et un éventuel troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi. Un soutien populaire affiché à Kinshasa La validation de la …
RDC : La validation d’une loi référendaire suscite des réactions contrastées à Kinshasa

Au lendemain de la validation par la Cour constitutionnelle congolaise d’une loi référendaire controversée, de nombreux habitants de Kinshasa affichent leur soutien à cette réforme. Cette décision ravive les débats sur l’avenir politique du pays et un éventuel troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi.
Un soutien populaire affiché à Kinshasa
La validation de la loi référendaire par la haute juridiction continue de faire réagir au sein de la capitale. Interrogés sur cette avancée institutionnelle, plusieurs habitants estiment que le texte répond à des urgences nationales. Martine Kabangu, résidente de Kinshasa, justifie son appui. Elle évoque la nécessité de « bousculer et réajuster » la situation politique actuelle du pays.
Dans le même sens, Bosco Kimbi défend l’idée d’une refonte constitutionnelle. Selon lui, cette démarche permettra d’offrir une meilleure protection à la population. Elle évitera aussi que les richesses nationales ne continuent d’être pillées. Pour ces citoyens, l’organisation d’un référendum représente un levier opportun. Il sert à refonder les institutions et à tourner la page d’un système jugé bloqué.
Un contexte constitutionnel et politique sous tension
Âgé de 63 ans, le président Félix Tshisekedi exerce actuellement son second mandat de cinq ans. Celui-ci doit normalement s’achever en 2028. Jusqu’à présent, la Constitution de la RDC protège le verrouillage du nombre et de la durée des mandats présidentiels. Elle interdit toute révision sur ce point précis.
Cependant, l’opposition dénonce avec force un projet de la majorité. Ce projet vise à assouplir les règles des référendums. En validant le texte à la télévision d’État, Dieudonné Kamuleta Badibanga a pris la parole. Le président de la Cour constitutionnelle a estimé que la loi était conforme à la Constitution. Le texte approuvé permet d’envisager des modifications. Celles-ci passeraient par une assemblée constituante et un référendum en cas de « dysfonctionnement majeur » des institutions.
Bien que Félix Tshisekedi ait rejeté l’idée de briguer ouvertement un troisième mandat, ses propos sèment le doute. Lors d’une rare conférence de presse en mai, il a fait une déclaration. Il a affirmé qu’il écouterait la volonté populaire si le peuple le lui demandait. Cette position continue d’alimenter les craintes des opposants. Elle interroge également les observateurs quant à ses véritables intentions.
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