Le président de la FIFA, Gianni Infantino, fait face à une contestation sans précédent. L'échec du projet controversé d'ouverture du football mondial à des investisseurs privés provoque des vagues de critiques au sein même de l'instance dirigeante, à quelques mois de l'élection présidentielle de mars 2027. Une fronde interne menée par les plus proches collaborateurs …
FIFA : Gianni Infantino sous pression et de plus en plus isolé en interne comme en externe

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, fait face à une contestation sans précédent. L’échec du projet controversé d’ouverture du football mondial à des investisseurs privés provoque des vagues de critiques au sein même de l’instance dirigeante, à quelques mois de l’élection présidentielle de mars 2027.
Une fronde interne menée par les plus proches collaborateurs
La tentative d’instaurer une société commerciale baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE) a viré au fiasco. Présenté par surprise fin juillet, le projet a été définitivement abandonné dans la nuit de vendredi à samedi sous la pression générale. Depuis, plusieurs figures clés de la FIFA ont publiquement pris leurs distances avec le dirigeant italo-suisse.
Arsène Wenger, directeur du développement mondial, a ainsi qualifié le projet d’incontestable raté, affirmant n’avoir jamais été consulté. De son côté, le secrétaire général Mattias Grafström a fustigé des « événements tristes et condamnables ». Cette opposition interne a été marquée par la démission fracassante du conseiller principal Carlos Cordeiro. Cet ancien banquier d’affaires a jugé le projet néfaste pour l’avenir à long terme du football.
Une pression internationale et des menaces judiciaires
À l’extérieur, la fronde s’organise autour des confédérations continentales. L’UEFA a signé une lettre officielle. Elle annonce envisager des poursuites judiciaires. L’instance exige la conservation de tous les documents électroniques relatifs à la FFE. Par ailleurs, l’organisation européenne affirme avoir totalement perdu confiance en Gianni Infantino. De son côté, la CONCACAF réclame une révision complète de sa gouvernance.
Parallèlement, les tensions s’accumulent avec les clubs européens concernant la redistribution financière de la Coupe du monde des clubs 2025. L’édition 2029 se trouve elle aussi menacée en raison de l’absence d’accords sur la libération des joueurs. Enfin, le prince Ali Al Hussein de Jordanie a publiquement accusé l’administration d’Infantino de « chantage » politique envers les petites fédérations.
Malgré cette tempête et quatre retraits de soutien de fédérations européennes (Finlande, pays de Galles, Serbie, Suède), Gianni Infantino demeure pour l’instant l’unique candidat déclaré au scrutin de mars 2027 à Rabat, où il briguera un nouveau mandat devant les 211 fédérations membres.
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