Le célèbre artiste nigérian Davido est au cœur d’une vive polémique. Lors d’un concert à Los Angeles le 10 juin dernier, il a dénoncé les récents enlèvements d’écoliers dans l’État d’Oyo. Son initiative lui a valu les foudres d’un musicien proche du pouvoir, ravivant les tensions politiques à l’approche des prochaines élections.
Un hommage politique devenu sujet de discorde
Lors du concert de la FIFA à Los Angeles, Davido a arboré une veste chargée de badges. Chaque accessoire portait le nom d’un élève ou d’un professeur enlevé en mai dernier. Au dos du vêtement, le message « Bring them home » était inscrit en lettres capitales. Cette prise de position publique visait à interpeller la communauté internationale sur la crise sécuritaire qui frappe le pays.

Des accusations violentes de la part d’un soutien du pouvoir
Dauda Rarara, un chanteur connu pour son allégeance au Congrès des progressistes (APC), a vivement réagi à ce geste. Dans une vidéo diffusée mercredi, il a qualifié Davido de « barbare » et de « promoteur du terrorisme ». Il accuse la superstar de vouloir délibérément ternir l’image du Nigeria. Selon lui, cet acte serait motivé par les liens familiaux de l’artiste avec l’opposition politique.
La réponse ferme de l’artiste
Davido n’a pas tardé à répliquer sur le réseau social X. Il a affirmé qu’un véritable patriote ne peut rester silencieux face à l’insécurité grandissante. Pour lui, exprimer son inquiétude est un devoir civique qui dépasse les clivages partisans. Cette passe d’armes illustre une fois de plus la polarisation croissante de la scène nigériane. La politique semble s’imposer, plus que jamais, comme un sujet incontournable dans l’industrie du divertissement.







