Les USA envisagent d’expulser des migrants iraniens vers la République centrafricaine

L'administration Trump prévoit d'expulser plusieurs migrants, dont des ressortissants iraniens, vers la République centrafricaine. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'un récent accord bilatéral de transfert vers des pays tiers. Cependant, ce projet suscite de vives inquiétudes chez les défenseurs des droits humains. Un accord controversé avec Bangui pour l'asile La République centrafricaine a accepté …

Migrants iraniens

L’administration Trump prévoit d’expulser plusieurs migrants, dont des ressortissants iraniens, vers la République centrafricaine. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un récent accord bilatéral de transfert vers des pays tiers. Cependant, ce projet suscite de vives inquiétudes chez les défenseurs des droits humains.

Un accord controversé avec Bangui pour l’asile

La République centrafricaine a accepté de recevoir sur son sol des personnes expulsées par les États-Unis. En effet, ce mécanisme cible des migrants que Washington ne peut pas légalement renvoyer dans leur pays d’origine. C’est pourquoi un premier vol transportant une vingtaine de passagers syriens et afghans devait décoller jeudi. Pour le moment, le Département d’État américain et la présidence centrafricaine refusent de commenter les détails de ce partenariat.

Des profils de réfugiés fortement menacés

Parmi les personnes visées par cette procédure figurent deux femmes iraniennes aux profils particulièrement sensibles. Selon leur avocate, la première s’est convertie au christianisme tandis que la seconde est une militante pro-démocratie active. De fait, toutes deux risquent l’emprisonnement et la torture si elles subissent un jour un rapatriement forcé en Iran. Leurs conseils juridiques dénoncent l’opacité totale de ces accords de transfert transcontinentaux.

La stratégie des pays tiers généralisée par Washington

Pour contourner les blocages légaux, l’administration Trump multiplie ce type de traités à l’étranger. Ainsi, un accord similaire a déjà été conclu avec la République démocratique du Congo voisine. Pourtant, ce pays traverse actuellement une grave crise sanitaire liée à une épidémie d’Ebola. Les associations humanitaires affirment que ces procédures mettent en danger la vie des exilés. De plus, elles soulignent que la majorité des déplacés finissent par être renvoyés vers leur point de départ

K. V

K. V

Restez informé(e) de nos actualités et offres

Abonnez-vous à notre newsletter

Thank you for subscribing to the newsletter.

Oups. Un problème est survenu. Veuillez réessayer.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *